Bonbons, soirées et grasses mat', Amaury Leveaux fait son mea culpa

NATATION Le nageur de Philippe Lucas a compris pourquoi il est passé à côté de ses championnats de France...

R.S.

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Le nageur français Amaury Leveaux, lors du 100m papillon des championnats de France de Schiltigheim, le 23 mars 2011.
Le nageur français Amaury Leveaux, lors du 100m papillon des championnats de France de Schiltigheim, le 23 mars 2011. — F.Florin/AFP

L’été prochain, Amaury Leveaux regardera les championnats du monde à la télé. Cela le frustre mais ne l’étonne pas vraiment. Dans une interview à L’Equipe, le nageur entraîné par Philippe Lucas se livre à une longue autocritique. «Je savais que je faisais un peu n’importe quoi, mais je me voilais la face », confie ledouble médaillé olympique.

Depuis son arrivée à Paris, il reconnaît avoir fait «beaucoup de trucs, un peu comme un nageur qui vient d‘arrêter sa carrière.» Pas concerné par ses entraînements, il n’a pas eu l’hygiène de vie d’un nageur de haut niveau. Ces derniers temps, Leveaux, qui s’est permis un Mc Do la veille d’une finale des championnats de France, n’a pas souvent opté pour la salade verte et les blancs de poulet. «Je vais souvent au Franprix pour les bonbons, ceux au kilo. J’y vais fort à chaque fois, un truc de malade.»

Toujours braqué sur les JO

Le repenti fait également son mea culpa sur les sorties. «Les copains m’appelaient et je disais: de toute façon je suis mort comme nageur, je ne pourrai être plus mort que je ne le suis déjà en sortant (…) et quand on sort, ce n’est pas pour boire de l’eau avec des glaçons et rester assis dans u canapé.»

Bien décidé à se reprendre en main au côté de Philippe Lucas, Leveaux reconnaît enfin qu’il a parfois joué avec la patience de son coach. A plusieurs reprises, il ne s’est pas levé le matin pour aller nager. Une fois, Lucas lui aurait même lancé un «casse toi, je ne veux plus t’entraîner.» Le nageur croit pourtant en un retour au premier plan dans les mois à venir, avec en point de mire la perspective des JO de Londres. D’ici là, il reste juste quelques écarts à corriger.