PSG: Le malaise de l'attaque
FOOT•Les Parisiens n'arrivent plus à marquer...B.V.
«Quand on ne marque pas, c’est difficile de gagner.» Reprise en cœur par les Parisiens à l’issue du match nul face à Lens samedi (0-0), cette imparable maxime sonnerait presque aux oreilles du duo d’attaquants Hoarau-Erding comme un reproche. Celui de n’avoir pas su, comme à Rennes le week-end dernier (1-0), concrétiser les multiples occasions que les deux hommes se sont créés. «C’est notre problème en ce moment, concède le milieu Clément Chantôme, un brin irrité. On a les opportunités mais on n’y arrive pas. Il faut les mettre au fond, on ne peut pas se permettre d’en rater autant.»
«Changer de mentalité»
Certes maladroits par instants, les deux pointes d’Antoine Kombouaré ont aussi joué de malchance face au poteau et à un immense Vedran Runje, le gardien nordiste. Alors, manque de confiance ou déficit de réussite? «Un peu des deux, poursuit le milieu parisien. Il manque cet instinct de tueur…» «Il faut être plus mordant, relance Zoumana Camara, se substituant à ses compères de l’attaque, introuvables en zone mixte après la rencontre. On doit changer de mentalité pour devenir une grande équipe. Quand ça ne rentre pas, il ne faut pas être fataliste mais continuer encore plus fort, y croire jusqu’au bout.»
A cinq jours d’un déplacement en Biélorussie – où l’on annonce une température de -15 °C – pour la Ligue Europa, face à Borisov, l’inefficacité du duo à de quoi créer quelques tourments dans l’esprit d’Antoine Kombouaré. Surtout depuis que Nenê, l’homme de la première partie de saison du PSG, est devenu complètement translucide côté gauche. «Je serais inquiet si on était incapable de créer du jeu, reprend le technicien parisien. Mais les occasions, on les a. Après, il faut avoir un peu plus confiance en son jeu et montrer un peu plus d’agressivité devant le but.» Avec un match tous les trois jours jusqu’à la début mars, le PSG a tout intérêt à régler ce problème au plus vite. Et si le froid de la Biélorussie créait un électrochoc sur l’attaque parisienne?


















