PSG: Antoine Kombouaré est «resté fidèle à (ses) principes»
FOOTBALL•L'entraîneur parisien est revenu sur les derniers jours mouvementés du mercato de son club...Propos recueillis par Antoine Maes
«Quand tu es entraîneur, tu t’attends à tout.» Et dans le cas d’Antoine Kombouaré, surtout à avaler des couleuvres. Le coach du PSG, qui se déplace à Martigues mercredi en 8e de finale de la Coupe de France, s’est livré à un numéro de contorsionniste pour tenter d’expliquer la dernière semaine du mercato parisien.
Vous n’aurez ni Sessegnon, ni Payet, pour ce match à Martigues…
C’est un fait. Payet, on voulait tous le faire. Mais Saint-Etienne en a décidé autrement. Il n’y a aucun souci, il est de retour là-bas, et nous on se remet au travail.
Pourquoi avoir finalement accepté de laisser partir Sessegnon?
Jusqu’au bout on a campé sur cette position: il n’y avait pas de départ sans arrivée. On a eu une somme d’argent fantastique sur le transfert de Sessegnon. Cet argent-là, on a essayé de l’utiliser pour faire venir Payet.
Ce n’était pas possible de mieux anticiper son départ?
Quand jeudi, on autorise le départ de Sessegnon, c’est à ce moment-là qu’on décide de faire venir quelqu’un. Ce n’est pas une question d’anticiper… Je suis resté fidèle à mes principes. Quand on reçoit cette proposition fantastique, on est conscient de l’argent qui va rentrer. Après, on a travaillé sur Payet, on a travaillé sur d’autres solutions. A ce moment là, certains joueurs avaient déjà signé ailleurs. On a reçu un paquet de CV, beaucoup de propositions. Mais aucune ne correspondait au profil.
Au final, Sessegnon gagne son bras de fer avec le PSG, mais Payet le perd avec Saint-Etienne…
Ce sont deux attitudes condamnables. Les gens font ce qu’ils veulent. Mais c’est inadmissible. Sessegnon, le comportement qu’il a eu, c’est extrêmement grave. Depuis 15 jours, il ne vient pas. Il était irrécupérable. Quand tu vois la somme d’argent qu’on a récupéré pour un joueur qui ne joue pas, tu dis bravo.
Dimitri Payet aurait pu faire la même chose dans quelques années s’il vous avait rejoint…
On peut aussi se dire qu’il met aussi sa carrière en danger pour venir au PSG.
Au final, votre effectif est diminué?
On a moins de solutions, mais le groupe va se responsabiliser. Il y a aussi un centre de formation qui marche très fort. On a largement ce qu’il faut pour faire une bonne deuxième partie de saison. Le titre? Après le mois de mars, en fonction de notre position, on verra si on est dans le bon wagon.
Cet épisode va-t-il abîmer vos rapports avec l’actionnaire?
J’ai une très bonne relation avec l’actionnaire. Dans un club, on a le droit de ne pas être d’accord. Mais une fois que les décisions sont prises, il faut être solidaire.


















