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Kito de Pavant: «Revenir à Barcelone aussi copains que lorsqu'on est partis»
VOILE•Il s'embarque en double avec Sébastien Audigane sur la Barcelona World Race, un tour du monde de trois mois...Propos recueillis par B.V.
Rien de tel pour oublier un échec que de partir pour un tour du monde. A peine deux mois après avoir été contraint à l’abandon, Kito de Pavant remonte sur le pont de son bateau Groupe Bel à l’occasion de la Barcelona World Race, un tour du monde en double – Kito part avec Sébastien Audigane - de trois mois. L’occasion pour lui de découvrir les mers du sud.
Deux mois après avoir été contraint à l’abandon, vous reprenez du service. La déception de la Route du Rhum est-elle digérée?
C’est de l‘histoire ancienne. A chaque fois qu’on a un problème de ce type-à on apprend et on se sent plus fort après. La voile est un sport mécanique et beaucoup de pièces sont capables de poser problème. C’est cruel, surtout qu’on n’a pas des courses tous les jours, mais ça fait partie de notre métier…
Cette course est une bonne chance de passer à autre chose…
C’est différent. C’est un tour du monde. Je n’ai jamais fait le tour du monde en une traite, par les trois caps (les pointes des trois continents: le Cap Horn pour l’Amérique, le Cap de Bonne-Espérance pour l’Afrique et le Cap Leeuwin pour le continent australien). J’avais fait un essai il y a deux ans sur le Vendée globe mais je n’étais pas allé bout.
>> Retrouvez ici le blog de Kito de Pavant
Avec au bout, l’objectif de revenir en tête à Barcelone?
On ne peut pas réduire ce tour du monde juste à un classement pour Barcelone. C’est plus que ça, c’est une aventure. Bien sûr, si on arrive bien classé ou en tête, c’est mieux. Mais l’objectif est avant tout de prendre du plaisir et de revenir à Barcelone avec Seb (Sébastien Audigane) aussi copains que lorsqu’on est partis.
Justement, un tête à tête de trois mois, ce n’est pas un peu compliqué à gérer?
C’est un gros avantage. Nous sommes sur un bateau difficile à mener, être deux permet de se relayer, de tout surveiller 24h/24 et de dormir sur nos deux oreilles. Quant aux contraintes, on les assume totalement. On part pour quelque chose que l’on souhaite tous les deux. On est super motivés pour faire ce truc-là. On se connait bien…et Seb est très facile à vivre en mer.
Quelle est la particularité de cette course…
D’abord, en tant que méditerranéen dans l’âme, je suis très fier qu’on puisse faire quelques jours dans cette mer. Et puis c’est un pacours qui nous amène dans les endroits mal pavés, le grand sud, là où il y a personne si ce n’est les albatros, de la grisaille, du vent fort, du froid, et personne pour nous venir en aide en cas de besoin… Cette course permet de voir la planète d’une autre manière. Notre planète va mal et on a la chance de la voir de manière plus sauvage, plus naturelle.
La course démarre vendredi 31 à 13H. Ca fait quoi de passer un réveillon en mer?
Je ne suis pas très réveillon. Les fêtes m’agacent (rires). Noël est la plus grande escroquerie de l’humanité. Quand je peux éviter ces festivités, c’est parfait.


















