Pauline Ducruet, princesse et plongeuse

PORTRAIT La fille de Stéphanie de Monaco, participe aux Jeux olympiques de la jeunesse à Singapour...

A Singapour, Laure de Charette

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Pauline Ducruet, fille de Stéphanie de Monaco, plonge à Singapour lors des Jeux olympiques de la jeunesse, le 17 août 2010.
Pauline Ducruet, fille de Stéphanie de Monaco, plonge à Singapour lors des Jeux olympiques de la jeunesse, le 17 août 2010. — Stéphan Maggi/COM

De notre correspondante à Singapour

En équilibre sur le bout du plongeoir, immobile, dominant le bassin, Pauline s’élance dans le vide. Le temps de tournoyer en un double et demi avant carpé, et elle transperce déjà l’eau. «Ça va, je me sens plutôt bien», lance la jeune fille à l’issue de son énième entraînement sous un soleil brûlant. Pauline Ducruet, 16 ans et de magnifiques yeux verts, participe à l’épreuve de plongeon à trois mètres des Jeux olympiques de Singapour.

«Elle subit une grosse pression parce qu’elle sait bien qu’elle n’est pas observée seulement par les supporters de l’équipe de Monaco, mais par le monde entier», soupire son entraîneur Heiner Rothe. Car la jeune sirène n’est pas qu’une athlète de haut niveau: elle est aussi la fille de son Altesse sérénissime Stéphanie de Monaco et de Daniel Ducruet, son ancien garde du corps. Ce qui lui vaut d’avoir été «invitée» à participer à ces JO, un privilège exceptionnel puisqu’elle n’a pas eu à franchir les qualifications comme ses concurrentes.

Les JO et le rôcher, une histoire d'amour

«J’aimerais qu’on me voit comme une plongeuse plutôt que comme la fille de» rêve l’adolescente. Pour y parvenir, elle ne ménage pas ses efforts: deux heures et demie d’entraînement chaque jour, des vacances d’été réduites à une semaine et un agenda digne d’un… prince. A peine rentrée des Championnats d’Europe juniors en Finlande, où ses résultats ont été décevants, elle s’est envolée pour Singapour, d’où elle décollera aussi sec pour les Championnats du monde juniors aux Etats-unis. «J’aime ce sport, l’adrénaline qu’il procure, alors le rythme d’enfer ne me dérange pas», lâche t-elle dans un sourire rafraîchissant.

Pauline, qui passe son bac en fin d’année, aimerait participer aux prochains Jeux olympiques, à Londres en 2012. A croire que les JO et le rocher, c’est une histoire d’amour. Albert II a participé cinq fois à ceux d’hiver en bobsleigh et Grace Kelly était la fille d’un triple champion olympique d’aviron.

Seule dans les gradins, la princesse Stéphanie –«une vraie maman poule», s’amuse Pauline- ne cesse de la prendre en photo. Et ce mercredi toute la tribu Grimaldi débarque pour encourager leur héritière en vue de ses neuf plongeons lundi. Avec le sang de championne qui coule dans ses veines, en plus du sang royal, Pauline peut rêver du grand saut en toute sérénité.