Wenger connait le traumatisme... Raymond Domenech souhaite bonne chance à son successeur...

FOOT Toutes les déclarations après le fiasco des Bleus...

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Arsène Wenger lors de la conférence de presse en marge du 
huitième de finale aller face au FC Porto, le 16/02/2010
Arsène Wenger lors de la conférence de presse en marge du huitième de finale aller face au FC Porto, le 16/02/2010 — H DELGADO

Les langues n’ont pas tardé à se délier après la pitoyable élimination de l’équipe de France de la Coupe du monde 2010. Les joueurs ne sont pas les derniers à se lâcher.

Raymond Domenech souhaite bonne chance à son successeur

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Arsène Wenger connait l'ampleur du traumatisme sur les joueurs

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Carlos Albert Parreira

«Par éducation je suis allé le saluer (Raymond Domenech) dès la fin du match, mais il n'a pas voulu et m'a dit "Je ne veux pas vous parler car vous avez critiqué la France". Ce qu'il a fait est absolument lamentable. Je n'ai pas le souvenir d'avoir critiqué l'équipe de France."

Patrice Evra (sur TF1)


«Je suis venu pour dire pardon devant toute la France. Je voulais venir lundi, en conférence de presse pour faire la même chose, mais je n'ai pas eu le droit. Je n'étais pas sur le terrain aujourd'hui sans raison valable. Je ne suis pas un menteur, je suis un homme, donc je ne mentirai pas. J'ai mal, je suis vraiment touché. Je demande un grand pardon. Je ne cacherai rien, je dirai la vérité. Ce soir, ce n'est pas le moment de donner des explications. Il faut être lucide. Les Français auront besoin de savoir la vérité. Ils le sauront la semaine prochaine, le plus rapidement possible.»

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Florent Malouda

«La qualification, on ne la perd pas ce soir mais avant. C'est difficile d'analyser comme ça, c'est dur à vivre de l'intérieur. Bien sûr (on est conscient d'avoir terni l'image de l'équipe de France), on n'est pas fiers. Le boycott de l'entraînement dimanche est plus une réaction que la volonté de blesser les supporters et de salir le maillot. Je ne sais pas comment on va pouvoir se faire pardonner mais en tout cas c'est le sentiment du groupe.»

Jean-Pierre Papin (sur Infosport)

«On est vraiment passé pour des rigolos durant ce Mondial. Raymond Domenech a été irrespectueux avec l'entraîneur de l'Afrique du Sud. De plus, avec les journalistes, c'est vraiment un tout petit. Ce soir, j'ai vraiment constaté que l'équipe de France n'avait pas de guide.»

Roselyne Bachelot (Ministre de la Jeunesse et des Sports)

«Même si on s'y attendait la conclusion est inévitable. Je rentre en France attristée, le coeur gros. Malgré le beau but de Malouda, ce match était une catastrophe, on est désesperés. Je rentre en France et nous tirerons les conclusions. Tout le monde rentre à la maison.»

Bixente Lizarazu (sur TF1)

«La responsabilité est globale. C'est la fédération, le sélectionneur et les joueurs. Ce qui m'a profondément choqué, c'est la prise en otage de ce maillot de l'équipe de France qui n'appartient à personne. L'espace d'une journée, ils se le sont appropriés. C'est impardonnable. J'espère que très vite, certains joueurs vont se désolidariser. Il faut qu'ils le fassent très vite.»

Jean-Pierre Escalettes (président de la FFF, TF1)

«Cette page, il faut la tourner. Ce Mondial, il était temps qu'il s'arrête pour nous. Le piètre résultat sportif, un point sur neuf et pas une seule victoire, je retiens cela. Il va fallori faire un bilan sans complaisance de cette Coupe du monde. Mais il n'y a pas le feu. On ne va pas prendre une décision d'ici demain qui serait regrettée, ridicule».

Gérard Houllier (Directeur technique national, RTL)

«La seule chose c'est que je regrette quelque fois le mode de fonctionnement de Raymond, (…) ils ont travaillé à part, quand on travaille à part, on assume. Je peux vous dire que nous, depuis un an et demi, on prépare ce qui allait se passer après, parce qu'on sentait qu'au niveau du jeu comme au niveau de l'état d'esprit, si on ne changeait pas quelque chose, on allait dans le mur. Ca se prépare à partir des Espoirs jusqu'aux autres sélections nationales.»