Le LOU veut faire des essais
Outre la montée en Top 14, le club rhodanien s’attaque à un challenge tout aussi épineux : conquérir le public. A peine 10 % de son budget (3,5 millions d’euros) provient aujourd’hui des tribunes. La saison dernière, le stade Vuillermet (7e arrondissement© 20 minutes
Outre la montée en Top 14, le club rhodanien s’attaque à un challenge tout aussi épineux : conquérir le public. A peine 10 % de son budget (3,5 millions d’euros) provient aujourd’hui des tribunes. La saison dernière, le stade Vuillermet (7e arrondissement) a affiché une moyenne de 2 400 spectateurs (dont 1 300 places abonnés et partenaires), avec un pic d’affluence à 4 800 personnes le 16 avril dernier lors de la venue de Toulon (12-9), leader de Pro D2. « Ce n’était pas jusqu’à présent notre priorité, car nous ne pouvions pas accueillir le public de façon correcte », explique Jean-Claude Beaumont, responsable marketing et communication du club rhodanien. Une faiblesse gommée en mars dernier, avec un stade Vuillermet gonflé à 5 000 places, dont 3 000 assises et couvertes. « Certaines affiches comme Grenoble ou Béziers devraient drainer du monde. A nous de développer l’affect autour du club et de fédérer les amateurs de rugby. » Les abonnés peuvent désormais parrainer leurs proches, avec réductions pour les deux parties à la clé. « Nous allons aussi cibler les lieux de vie pour capter un public qui recherche des moments de convivialité », poursuit Jean-Claude Beaumont. Les moins de 25 ans auront notamment droit à un tarif spécial et à une attention toute particulière. Des opérations avec les partenaires ou encore des promotions du type « une place achetée = une place offerte » devraient être mises en place. Et, grande première, le club va s’afficher en 4x3 cet été. Une politique expérimentale. Le LOU rugby souhaite attirer un public « rajeuni, féminisé », bien loin du cliché « mêlée, drop et troisième mi-temps ». Sur les traces du Stade Français (Top 14). Pour rassembler, pour faire – enfin – gronder Vuillermet et pour valider son ambitieux projet de nouveau stade à l’horizon 2010. Sébastien Imbert


















