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Le lourd héritage d’Hervé Duclos-Lassalle

Le lourd héritage d’Hervé Duclos-Lassalle

Duclos-Lassalle. Ce nom claque aux oreilles, synonyme de courage, d’abnégation, de victoire. Pas facile alors, pour Hervé, près de dix ans après l’arrêt de la carrière de Gilbert, son père, de reprendre le flambeau. Pour un garçon de 25 ans, néo-professio
© 20 minutes

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Duclos-Lassalle. Ce nom claque aux oreilles, synonyme de courage, d’abnégation, de victoire. Pas facile alors, pour Hervé, près de dix ans après l’arrêt de la carrière de Gilbert, son père, de reprendre le flambeau. Pour un garçon de 25 ans, néo-professionnel chez Cofidis, on pourrait croire la pancarte trop lourde. Mais le rejeton a de l’ambition. Sans renier le passé: « C’est vrai que certaines fois, mon nom de famille m’arrange. Je suis plus reconnu dans le peloton. Je récupère les supporteurs de mon père. L’étiquette, elle reste et elle restera. » Loin du piston, Hervé s’est battu pour faire partie d’une des équipes phares du Pro-Tour. Pour remercier Cofidis de leur confiance, le jeune Duclos, domicilié depuis trois ans à Mérignac, décide d’entamer la saison à un train d’enfer. Peine perdue : « Je suis tombé en stage au mois de janvier. Je me suis blessé au genou gauche et j’ai dû m’arrêter cinq semaines. » De retour à la route Adélie et au Grand prix de Rennes, début avril, Hervé sent peu à peu ses sensations revenir. Après avoir abandonné lors de la dernière étape du Tour du Luxembourg, Duclos s’est classé 52e de la Route du Sud, dimanche dernier. Prochaine échéance : le championnat de France, dimanche, à Boulogne-sur-mer. Un terrain idéal pour ce rouleur-sprinteur-baroudeur. « Un titre de champion de France? On ne sait jamais, mais le parcours est difficile. » A moyen terme, Hervé pense plutôt se consacrer à préparer les classiques de fin de saison, zappant le Tour de France : « Ce n’est pas une déception. Je pense ne pas encore avoir le niveau. Bien sûr, j’aimerais y participer un jour mais je ne suis pas obsédé par le Tour. Moi, la course qui me fait rêver, c’est le Tour des Flandres. » Jérôme Boulanger