Morel veut réussir un retour gagnant
Le 27 janvier 2002, Clément Morel devenait le troisième joueur français à remporter l’Open d’Australie après Georges Goven (en 1965) et Julien Jeanpierre (en 1998). Trois ans plus tard, le tennisman lyonnais, âgé de 20 ans, écume les tournois satellites a© 20 minutes
Le 27 janvier 2002, Clément Morel devenait le troisième joueur français à remporter l’Open d’Australie après Georges Goven (en 1965) et Julien Jeanpierre (en 1998). Trois ans plus tard, le tennisman lyonnais, âgé de 20 ans, écume les tournois satellites alors que ses camarades de promotion (son compatriote Richard Gasquet, l’Australien Todd Reid et le Chypriote Marcos Baghdatis) commencent à faire leur trou sur le circuit ATP. « Comme beaucoup d’autres Français avant lui, il a eu du mal à passer des juniors aux seniors », constate l’un de ses entraîneurs, Julien Cuaz. « J’ai un peu stagné, reconnaît l’intéressé. Après ma dernière année chez les juniors, achevée à la troisième place mondiale, je suis parti à Roland-Garros, mais j’ai eu du mal à m’adapter. » Revenu à Lyon au sein d’un environnement familier, Clément Morel a été contrarié la saison dernière par une blessure à la voûte plantaire. Après quatre mois d’entraînement intensif cet hiver, l’ancien sociétaire du LOU espère gravir les échelons de la hiérarchie mondiale. « Il n’a rien à envier à personne, estime Julien Cuaz. Il a un beau jeu de fond de court, il retourne bien. Il doit encore progresser au service et dans le jeu vers l’avant d’autant qu’il a une bonne volée. » « Mon objectif est d’intégrer les 250 meilleurs mondiaux d’ici à la fin de l’été », déclare Clément Morel, actuellement 641e. Avant d’effectuer une tournée d’un mois au Portugal, il est engagé cette semaine à Deauville. Pour son entrée en lice, il affronte aujourd’hui l’Ivoirien Valentin Sanon (517e). S. Marteau


















