N.C. avec AFP
En grande compétitrice qu’elle est, Clarisse Agbégnénou est toujours dure avec elle-même. Même à 33 ans, même pour son retour sept mois après avoir donné naissance à son deuxième enfant, la judokate française n’a cherché aucune excuse après avoir terminé à la 7e place des championnats du monde de Bakou, ce mardi.
« C’est nul, j’ai été nulle les deux derniers combats, vraiment, il n’y a rien à dire de plus que j’ai été nulle et que je m’attendais à me voir à un meilleur niveau », a déclaré, dépitée, la championne olympique 2020 des moins de 63 kg.
Après avoir écarté la Slovène Kaja Kajzer Zabkar puis la coriace Catherine Beauchemin-Pinard, médaillée mondiale et olympique, qui venait de battre l’ancienne championne olympique Rafaela Silva, la Française a chuté au stade des quarts de finale face à la Hongroise Anna Kriza.
Agbégnénou l’avait pourtant battue, fin août lors de sa compétition de reprise à Lausanne, mais elle s’est montrée bien moins tranchante, jusqu’à se faire piéger en prolongation sur un fauchage. Envoyée en repêchages, elle n’a pas trouvé les ressources pour faire la différence face à la Mongole Enkhriilen Lkhagvatogoo, numéro 2 mondiale.
Deux petites médailles de bronze pour les Bleus
« Je me sentais bien, pas de stress, franchement. C’est bien dommage de se sentir comme ça et de laisser passer ça. Je n’ai rien à dire, je n’ai mal nulle part… Super, je peux rentrer chez moi maintenant ! C’est horrible de se dire que tout va bien et que ça ne passe pas », a regretté Agbégnénou.
Dans la même catégorie, Manon Deketer avait été éliminée en huitièmes de finale. Après quatre jours de compétition, les Bleus en restent à seulement deux médailles de bronze, remportées par Shirine Boukli en -48 kg dimanche et Dayyan Boulemtafes en -73 kg, mardi.