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Manchester City : « Des passes que personne ne voit », Guardiola enfin conquis par Cherki
JOGA BONITO•Le Français, auteur de deux passes décisives sublimes à Chelsea, permet aux Skyblues de croire à un retour improbable sur Arsenal à une semaine du choc contre les Gunners20 Minutes avec AFP
Eric Cantona, David Ginola, Thierry Henry, Robert Pirès, Laurent Robert et Dimitri Payet ont un successeur. Auteur de passes décisives aussi belles qu’utiles dimanche lors de la victoire de City sur la pelouse de Chelsea, Rayan Cherki est devenu le septième joueur tricolore à dépasser les dix passes décisives sur une saison de Premier League, pour sa première année en Angleterre, qui plus est.
Malmenés avant la mi-temps, déchaînés après, Manchester City et son meneur de jeu flamboyant ont pilonné Chelsea (3-0) dimanche et mis une énorme pression sur le leader Arsenal, qu’il reçoit le week-end prochain dans une « finale » pour le titre.
Le leader avait ouvert la fenêtre samedi en perdant 2-1 contre Bournemouth, à domicile, et son dauphin s’y est engouffré avec l’aide de Cherki, passeur décisif pour Nico O’Reilly (51e) et Marc Guéhi (57e).
« Est-ce que tu regardes, Arsenal ? », ont chanté les supporters visiteurs, à Stamford Bridge, après le troisième but signé Jérémy Doku (68e). City peut désormais rattraper ses six longueurs de retard en cas de victoire contre les Gunners, dimanche prochain à domicile, et contre Crystal Palace en match en retard.
Guardiola avare en compliments
Arsenal reste pour l’instant « la meilleure équipe d’Angleterre et d’Europe » et « je sais combien ils sont difficiles à battre », a tempéré l’entraîneur Pep Guardiola, qui a presque dû se forcer à remercier le génie de Rayan Cherki : « son talent doit s’exprimer dans le dernier tiers. C’est là qu’il remporte des matchs, et qu’il voit des passes que personne ne voit, même depuis l’extérieur du terrain ! Il doit être proche d’Haaland, proche des attaquants, et la balle lui arrivera. Rayan n’a pas besoin de redescendre pour toucher le ballon. Quand il comprendra ça se sera un joueur extraordinaire ».
Des compliments, mais pas trop, la fameuse « Pep mentality », sauf pour Bernardo Silva.



















