Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
L’alpiniste Charles Dubouloz a lancé sa trilogie hivernale de folie

Alpinisme : Charles Dubouloz a lancé sa trilogie hivernale de folie avec la voie « Divine Providence »

défis extrêmes enchaînésL’alpiniste haut-savoyard vient d’enchaîner 120 km à vélo, l’intégralité des 2.500 m de dénivelé positif de la Mer de Glace à ski de rando, puis l’ascension en solitaire de la très exigeante voie du massif du Mont-Blanc, « Divine Providence »
Jérémy Laugier

J.Lau.

Charles Dubouloz ne compte pas vraiment se poser durant le mois de décembre, y compris pour les fêtes. Habitué aux ascensions extrêmes, comme la voie « Rolling Stones » aux Grandes Jorasses en 2022, l’alpiniste haut-savoyard s’est concocté un menu dément autour de Noël, sous la forme d’une trilogie hivernale. Ce projet s’annonce comme le plus exigeant de sa carrière. Avec une ligne directrice : pas de quête de record/chrono, mais une farouche envie de se retrouver seulement face à lui-même.

C’est dans cette optique qu’il s’est élancé de son domicile à Annecy, le 7 décembre, pour 120 km à vélo (et 2.500 m de D +) avec remorque, afin de transporter son matériel d’alpinisme. Sous une pluie incessante, direction le massif du Mont-Blanc et la si exigeante voie « Divine Providence » en solitaire au Grand Pilier d’Angle (Haute-Savoie), le tout dans des conditions extrêmes en période hivernale. Avant cela, Charles Dubouloz a reçu la compagnie de son ami Antoine Bouqueret, guide de haute montagne tout comme lui, pour traverser l’intégralité de la Mer de Glace à ski de rando (2.500 m de D +).

Des journées très courtes à optimiser

Puis place à l’ascension de 1.500 m de voie en face Est, pour un combo de six jours et cinq nuits en bivouac dans un froid glacial. Le tout en se coltinant 35 kg de sac à dos et de sac de hissage. Charles Dubouloz, qui tient à adopter une approche engagée et minimaliste de la montagne, a perdu pas moins de 8 kg dans cette aventure extrême.

Voilà un bivouac idéal, non ?
Voilà un bivouac idéal, non ? - A. Mesnage

« C’était une véritable course contre le temps avec la nuit qui tombe tellement vite à cette période, pour seulement huit heures de luminosité par jour, indique-t-il. Je suis beaucoup plus marqué physiquement que sur "Rolling Stones" en 2022. »

Notre dossier sur l'alpinisme

Bien qu’éprouvé par cette première étape conclue dimanche, après avoir atteint le sommet du mont Blanc, l’alpiniste de 36 ans va repartir dès vendredi ou samedi en direction du massif des Ecrins (Hautes-Alpes) pour le deuxième chapitre de cette trilogie hivernale. Et ce, avant d’enchaîner le troisième acte de son défi dans les Pyrénées, toujours en s’y rendant à vélo. Sinon, que prévoyez-vous de votre côté pour Noël ?