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Evry : A son grand regret, l’e-sport expérimente les violences entre supporters lors d’un championnat de France
mauvais exemple•Un championnat de Valorant organisé à Evry mardi soir a été perturbé par une bagarre entre fans de deux équipes, DVM et Joblife. Acteurs et organisateurs sont en colèreN.C.
De mémoire des suiveurs les plus assidus, c’est une grande première et tout le monde s’en serait bien passé dans le milieu de l’e-sport. Lors du championnat de France de Valorant, mardi soir aux Arènes d’Évry-Courcouronnes (Essonne), des violences ont éclaté en tribunes entre les supporters de deux équipes qui devaient s’affronter, DVM et Joblife. Le match a été annulé, et la DVM a finalement été exclue de la compétition.
L’ancien footballeur Harrison Manzala impliqué
La bagarre, selon le récit qu’en fait notamment L’Equipe sur la base de plusieurs témoignages, a été déclenchée par certains fans de cette équipe créée par le streamer Medja. C’est également ce qu’ont conclu les organisateurs après enquête. « L’un de leurs talents est impliqué directement, c’est un déplacement de supporters organisé, DVM est donc responsable », a expliqué au quotidien sportif Bertrand Amar, le responsable de l’e-sport chez Webedia, en charge du circuit professionnel français de ce jeu vidéo.
Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des bagarres. Le fondateur et président de Joblife, le streamer JL Tomy, a assuré qu’un de ses joueurs avait aussi été frappé : « Il y a des mecs, ils ont attrapé Fake à plusieurs, ils l’ont tapé. […] C’est des mecs qui sont liés avec les CEO [patrons] de DVM donc c’est n’importe quoi », a-t-il dénoncé auprès de Samuel Étienne, présent sur place pour commenter le championnat.
Parmi les « mecs liés avec les CEO de DVM », l’ancien footballeur professionnel Harrison Manzala a été pointé du doigt. Il s’en est expliqué mercredi soir, reconnaissant avoir cassé le téléphone d’un supporter de la Joblife. « Avant l’incident du téléphone cassé, j’ai été victime de provocations. Sous le coup de l’émotion, j’ai malheureusement réagi impulsivement en cassant le téléphone d’un supporter qui a pointé le flash sur moi, a-t-il écrit dans un long message posté sur son compte X. Je regrette sincèrement ce geste et présente mes excuses à la personne concernée ainsi qu’à toutes celles et ceux qui ont pu se sentir agressé. »
L’ancien joueur du Havre, d’Amiens ou d’Angers termine en condamnant « fermement toute forme de violence, verbale ou physique, qui n’a absolument pas sa place dans l’e-sport ni ailleurs ». « Rien ne justifie une escalade telle que celle vécue mardi », ajoute-t-il, regrettant que tout cela ait débouché sur une disqualification de l’équipe.
Tous nos articles esportTout le monde s’accorde à dire de toute façon que cette triste première n’arrange personne. « Nous sommes là pour construire un écosystème, le valoriser auprès du public, auprès des marques, ce qui s’est passé est grave et les conséquences logiques, estime Bertrand Amar dans L’Equipe. Nous avons l’habitude de travailler main dans la main avec les groupes de supporters, notamment sur League of Legends, tout le monde a été outré par ce qui s’est passé. Les rivalités existent mais ça ne doit jamais aller jusque-là, la violence n’a sa place nulle part. »


















