PSG - Aston Villa : Pour la presse anglaise, Paris est « l’une des plus puissantes forces offensives de la planète »
o ville lumière•La performance collective du PSG mercredi soir, en quart de finale aller de Ligue des champions contre Aston Villa, a bluffé les hommes d’Unai Emery. Et avec eux toute la presse sportive anglaiseAymeric Le Gall
Ce n’était pas du niveau de la bataille d’Anfield, loin de là. La faute en partie à des Anglais venus à Paris pour garer le bus à impérial devant les cages de Martinez. Mais contre Aston Villa mercredi, le PSG a tout de même de nouveau montré le visage conquérant qu’on lui connaît depuis quelques mois maintenant. Et si les tornades parisiennes furent peut-être plus limitées dans le temps, elles n’en restèrent pas moins dévastatrices.
C’est en tout cas l’impression des joueurs d’Unai Emery, qui ont mis une bonne demi-heure avant de voir la couleur du ballon étoilé, avant d’aller le ramasser à trois reprises dans les filets du vilain « Dibu ». Mais au-delà de ces trois merveilles signées Doué, « Kvara » et Nuno Mendes, c’est encore cette incroyable force collective que les Rouge et Bleu ont donnée à voir au public du Parc. Et au monde, si l’on en croit l’unique buteur anglais Morgan Rogers.
« C’est difficile d’affronter toutes ces vagues. Ils l’avaient déjà montré sur les matchs précédents. Je pense qu’ils ont fait savoir au monde entier à quel point ils sont bons », a-t-il déclaré au micro de la chaîne TNT après la défaite. Même son de cloche du côté de l’ancien coach parisien aujourd’hui sur le banc des Villans. « Ils sont les favoris, ils ont beaucoup de qualité sur leur combinaison, c’était compliqué de les arrêter, c’est une équipe taillée pour la victoire à haut niveau », a salué Unai Emery quelques minutes plus tard en conférence de presse.
La presse anglaise en génuflexion
On ne tarit pas non plus d’éloges à l’égard du PSG dans la presse britannique ce jeudi matin. « Aston Villa était à 75 secondes d’un résultat satisfaisant, regrette d’abord le Daily Mail. Le PSG a désormais toutes les chances de son côté. Ce n’est pas une équipe sans faiblesses, et Villa sait qu’il peut les perturber balle au pied. Mais il est presque impossible d’imaginer une équipe aussi puissante ne pas marquer au moins un but à Birmingham, et c’est là, fondamentalement, que réside sa force. »
« Pendant si longtemps, Villa a maintenu le PSG, l’une des plus puissantes forces offensives la planète, à un seul but d’avance avant le match retour de mardi prochain, estime pour sa part le tabloïd The Sun. Mais dans les dernières secondes, Mendes a dépassé Emi Martinez, laissant Villa avec une sérieuse montagne à gravir. » Enfin, pour The Independent, « Villa a une tâche colossale pour renverser ce déficit la semaine prochaine ».
Si l’histoire moderne du PSG invite forcément à la prudence, le cap de dingo passé par cette équipe depuis le début d’année 2025 ne laisse tout de même que peu de place aux doutes quant à l’issue finale de ce quart de finale. En quelques mois, Luis Enrique a bâti une véritable machine à gagner (et à jouer) qui met l’Europe en respect, ce qui n’est pas une mince prouesse.


















