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Margot Boulet, du GIGN aux JO

« J’ai 26 ans et je suis paraplégique » : Du GIGN aux Jeux paralympiques, Margot Boulet revient sur son parcours

TémoignageMédaillée de bronze aux Jeux paralympiques et ancienne recrue de l’unité d’élite de la gendarmerie, Margot Boulet a vécu un parcours hors norme qu’elle raconte dans l’émission « Focus » de « 20 Minutes TV »
Margot Boulet, du GIGN à la médaille de bronze
Hugo Valentin

Hugo Valentin

Avant de briller aux Jeux paralympiques de Paris 2024, Margot Boulet a quelques petites vies derrière elle : une formation de biologie, puis de la natation pratiquée à un haut niveau. Elle a ensuite 24 ans lorsqu’elle décide d’intégrer le GIGN, l’unité d’élite de la gendarmerie. En 2016, elle démarre le test d’entrée. Il se passe sur un an, en deux étapes. Des épreuves physiques accueillent les candidats en mars. Pompes, tractions, course en treillis… Elles viennent fatiguer les futures recrues pour la suite du concours.

À l’automne, la dernière étape de deux semaines est celle où les candidats abandonnent le plus. « Ce n’est pas physique, mais c’est bien plus dur que la première partie », commente l’ex-gendarme. Le « pré-stage » est une épreuve de résilience, principalement mentale. Sur 300 candidats, seuls 17 ont passé les deux épreuves et parmi eux, Margot Boulet est la seule femme.

Un accident déterminant

Le test enfin passé, Margot Boulet est affectée pour suivre une formation d’un an. De stages en stages, elle essaye différentes disciplines comme en mars 2017, où elle découvre le parachutisme. Le drame est arrivé à l’atterrissage. Un collègue vole en dessous d’elle, ce qui crée une dépression et entraîne un éventement de sa voile.

Sans parachute, Margot Boulet tombe alors sur plus de 12 mètres et se casse la première vertèbre lombaire. « À ce moment-là j’ai peur, j’ai 26 ans et je suis peut-être paraplégique. Est-ce que j’ai envie d’avoir cette vie ? » confie-t-elle. Pendant deux ans, elle va subir sept opérations, et aura un suivi psychiatrique. Margot se retrouve alors atteinte d’un handicap, léger, mais qui ne lui permet plus d’exercer son métier.

C’est alors qu’elle va découvrir, par hasard, le para-aviron. Un cadre de la Fédération Française du sport de rame, passait au club où elle allait. Lors d’une discussion sur Margot avec ses parents, il évoque pour la première fois le para-aviron. Curieuse, la future athlète essaye, et tombe amoureuse de ce sport. Sa progression fulgurante l’emmènera aux JO de Tokyo et bien sûr, à Paris, où elle remportera le bronze, les deux fois.

Pour en savoir plus sur le parcours de Margot, ou découvrir d’autres parcours inspirants, rendez-vous tous les jeudis dans « Focus », présentée par Lucie Franco, sur 20 Minutes TV et en replay sur 20minutes.tv.