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Pourquoi le troisième but argentin de la finale aurait dû être annulé

Coupe du monde 2022 : Pourquoi le troisième but argentin de Lionel Messi n’était pas valable

FootballDes remplaçants argentins ont pénétré sur la pelouse avant que Lionel Messi n’inscrive le troisième but de l’Albiceleste face à la France, dimanche en finale de la Coupe du monde au Qatar
Nicolas Stival

Nicolas Stival

Cette affolante finale de Coupe du monde remportée dimanche par l’Argentine face à la France (3-3, 4-2 aux tirs au but) n’avait pas besoin d’un ingrédient supplémentaire pour s’installer dans la légende du football. Et pourtant, en voici un, dégoté par l’influent média anglais SPORTbible et relayé par L’Equipe : le troisième but de l’Albiceleste, à la 108e minute, n’était pas valable.

Flash-back (douloureux, oui, on sait) : après une magnifique action à trois avec Enzo Fernandez et Lautaro Martinez, Lionel Messi reprend un tir de l’attaquant de l’Inter Milan repoussé par Hugo Lloris. Jules Koundé dégage le ballon, mais derrière la ligne de but. Rien à dire… Sauf que sur une vue plus large, on distingue bien deux remplaçants argentins pénétrer -légèrement- sur la pelouse, alors que la « Pulga » vient de frapper et que le ballon n’est pas encore entré dans les cages de Lloris.


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Ces intrusions constituent une violation de la loi 3, alinéa 9 de l’IFAB (International football association board) qui régit ce sport : « Si, après qu’un but est marqué, l’arbitre se rend compte avant la reprise du jeu qu’une personne supplémentaire était sur le terrain au moment où le but a été marqué : l’arbitre doit refuser le but si la personne supplémentaire était : un joueur, un remplaçant, un joueur remplacé, un joueur exclu ou un officiel de l’équipe qui a marqué le but ; le jeu doit reprendre par un coup franc direct à l’endroit où se trouvait la personne supplémentaire. »



Autrement dit, la deuxième réalisation de Messi dans la partie aurait dû être annulée par l’arbitre polonais Szymon Marciniak, et les Bleus s’en sortir avec un coup franc à 35 mètres de leurs cages, collé à la ligne de touche droite.

Un arbitrage globalement léger pendant ce Mondial

Dans la vraie vie, la France s’est (encore) relevée après ce coup de marteau en égalisant sur penalty par Kylian Mbappé à la 117e minute, à l'issue d'une action où Dayot Upamecano semble sur certains ralentis commettre une belle main. Avant de chuter aux tirs au but. Mais ce nouvel incident résume bien l’impression de grande légèreté laissée par l’arbitrage d’un bout à l’autre de cette Coupe du monde.