Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Ibrahimovic-Eto'o : bilan d'un échange

Ibrahimovic-Eto'o : bilan d'un échange

FOOTAvantage provisoire pour le Camerounais et l'Inter Milan...
Alexandre Pedro

Alexandre Pedro

Qui a de l’Inter Milan ou du FC Barcelone est sorti gagnant de l’échange Samuel Eto’o – Zlatan Ibrahimovic opéré l’été dernier? Avec un certain sens de la synthèse, l’entraîneur milanais, José Mourinho, a déjà tranché: «La saison dernière, le meilleur attaquant du monde, c'était Ibrahimovic. Aujourd'hui, c'est Eto'o». Fantomatique mardi dernier à San Siro lors de la défaite du Barça face l’Inter (3-1), Ibrahimovic dispose d’un match retour pour envoyer son équipe en finale de la Ligue des champions et clouer le bec à son ancien entraîneur

Zlatan se justifie


Dans son match à distance avec Eto’o, «Ibra» traîne comme un boulet les 46 millions ajoutés par Barcelone pour finaliser ce transfert croisé. «L’Inter est très heureux de cet échange, les dirigeants ont conscience d’avoir réussi la bonne affaire de l’année, résume l’ancien joueur de l’Inter, Benoît Cauet. Zlatan est arrivé de son côté avec l’étiquette du joueur le plus cher de l’histoire du Barça et dans une équipe qui avait déjà tout gagné. Ce n’est pas évident.»


Le Suédois a très vite mesuré l’attente suscitée par ses performances. Face aux critiques, Ibrahimovic répond par des buts (16 en Liga, 4 en Ligue des champions) et sort son CV à la première critique: «Barcelone sait ce qu'il a acheté. J'ai eu cinq saisons fantastiques en Italie, et au Pays-Bas auparavant». Fantastique? L’ancien de l’Ajax oublie de préciser qu’il n’a jamais dépassé le stade des demi-finales en Ligue des champions.


«Eto’o s’inscrit dans un projet collectif»


S’il n’a rien à envier à Zlatan en matière d’égo surdimensionné, Samuel Eto’o tire moins la couverture à lui et ne bronche pas quand Mourinho lui demande de jouer les pistons dans le couloir droit. «Avant, l’Inter jouait pour Ibrahimovic, alors qu’Eto’o est arrivée avec cinq autres joueurs et s’inscrit davantage dans un projet collectif», souligne Cauet.


Il ne faut pas alors pas s’étonner de voir le Camerounais tourner à un rendement d’un but toutes les 187 minutes en championnat contre une réalisation toutes les 122 minutes pour son rival. L’influence d’Eto’o ne se quantifie pas, c’est l’avis de Benoît Cauet. «Cette saison, il a toujours répondu lors des matchs décisifs. Avec Barcelone, il a marqué lors des finales de Ligue des champions en 2006 et 2009. C’est tout sauf un hasard.» Zlatan Ibrahimovic ne peut en dire autant… pour l’instant.