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La France ne botte pas l'Italie

La France ne botte pas l'Italie

RUGBYLe XV de France n'a jamais perdu contre les Italiens dans le cadre du Tournoi...
A.P.

A.P.

Le rugby est un sport qui se joue à quinze et à la fin c’est toujours la France qui gagne… enfin quand l’Italie se dresse en face. Dix matchs, dix défaites, les chiffres plaident en faveur des Bleus depuis l’intronisation du voisin transalpin dans le Tournoi. Entre Latins, le scénario varie peu: l’Italie résiste, la France balbutie (ce qui a valu quelques-unes des plus fameuses soufflantes de Bernard Laporte) mais s’impose à chaque fois avec une marge raisonnable.


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Acteur du naufrage de l’an dernier à Rome (défaite 50-8), Sergio Parisse voit mal ses partenaires déjouer les statistiques, dimanche au Stade de France. «La France reste l’équipe qui nous fait le plus souffrir dans le Tournoi. Ca risque d’être très dur une fois de plus, même si l’Italie est en progrès», admet le grand absent italien de ce Tournoi 2010. Difficile de trouver un Italien assez audacieux pour voir une victoire des partenaires de Mirko Bergamasco (qui se découvre des talents de buteurs sur le tard). Andrea Lo Cicero part fataliste. «Si l’Italie peut gagner? Non… Je ne vois pas comment. En plus, cette équipe de France commence à prendre conscience de ses capacités», observe le pilier du Racing-Metro en froid avec le sélectionneur sud-africain, Nick Mallett.


«Les Italiens vont exploser»


Pourtant, l’Italie n’a plus rien d’une victime expiatoire contre qui les autres équipes répètent leurs gammes. Une formation capable de venir mourir à cinq points de l’Angleterre (12-17) mérite le respect. Christophe Dominici connaît son Italie sur le bout des doigts. «Ils sont très durs à bouger. Ils s’appuient sur une grosse mêlée et contestent beaucoup les ballons au sol… C’est une équipe qui ne joue pas, c’est pour ça qu’ils sont plus dangereux à l’extérieur», préviens l’ancien ailier tricolore.


Mais il y a un hic. Impérial en mêlée et expert pour ralentir la sortie des ballons, l’Italie n’arrive toujours pas à produire des arrières dignes de ses «gros», même en dénichant une grand-mère napolitaine ou toscane à des ouvreurs australiens ou des numéros neuf Néo-Zélandais. «Si la France met la même intensité que face à l’Irlande et arrive à déplacer cette équipe, les Italiens vont exploser», prophétise Christophe Dominici. Si le rugby commence toujours devant, il se finit souvent derrière. Et c’est bien le mal italien pour l’instant