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La quête inachevée d'isabelle delobel et olivier schoenfelder
danse sur glace Le couple lyonnais a terminé 6e des Jeux olympiquesstéphane marteau
Pari perdu. Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder ont échoué dans leur quête d'un podium olympique pour leur retour à la compétition après quatorze mois d'absence. Les champions d'Europe 2007 et du monde 2008 , associés depuis vingt ans, ont mis hier un terme à leur carrière en terminant sixièmes des JO de Vancouver.
L'émotion était vive à la patinoire Charlemagne où le couple lyonnais a peaufiné durant quatre mois ses programmes dans l'espoir de décrocher le seul titre qui manquait à son palmarès.
« Le résultat est décevant car nous aurions voulu qu'ils remportent une médaille. Mais nous sommes très satisfaits de leur performance. Ils ont réalisé un programme libre sans faute et d'une qualité exceptionnelle [sur La Quête de Jacques Brel] », nous a confié l'une de leurs chorégraphes, Diana Ribas. Mais les élèves de Muriel Boucher-Zazoui n'ont jamais réussi à combler le retard pris à l'issue de la danse imposée. « Le tirage au sort ne leur a pas été favorable car ils sont passés en deuxième position. Or, les juges n'attribuent jamais de notes élevées dès le deuxième passage. Elles montent progressivement. Et l'absence d'un juge français n'a pas joué en leur faveur », souligne Diana Ribas.
« Chaque jour était compté »
Cette dernière est néanmoins fière du défi relevé par Isabelle et Olivier au regard des difficultés qu'ils ont dû surmonter depuis le 15 mai 2008, date à laquelle ils ont décidé de prolonger leur carrière jusqu'aux Jeux olympiques. Il y a eu la grave blessure à l'épaule d'Isabelle au GP ISU en décembre 2008, son opération le 5 janvier 2009 à Annecy suivie d'une longue rééducation de deux mois à Capbreton en passant par l'annonce de sa maternité en avril et la naissance retardée de son fils, le 1er octobre dernier.
« C'était un coup de poker. Quand nous avons décidé de tenter l'aventure, nous y avons toujours cru, nous avons foncé et nous ne nous sommes pas posés de questions. Le travail réalisé en quatre mois a été exceptionnel, témoigne Diana Ribas.. Chaque jour était compté. Ils se sont entraînés quatre heures quotidiennement. Un préparateur physique était détaché auprès d'Isabelle dont les tenues étaient régulièrement retouchées pour s'adapter à son physique. »
Reste qu'on peut se demander si le couple n'a pas manqué de temps et s'il n'a pas pris un risque démesuré en débarquant à Vancouver sans avoir disputé la moindre compétition. « Peut-être, mais on ne le saura jamais. Maintenant, il faut tourner la page. »



















