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Les Bleus ne prennent pas leur pied

Les Bleus ne prennent pas leur pied

RUGBYAvant le rendez-vous Les entraîneurs du XV de France font face aux critiques concernant leur jeu au pied...
Lauren Horky

Lauren Horky

S’il est un secteur qui soulève des doutes, avant d’affronter l’Irlande samedi au Stade de France, c’est bien le jeu au pied. Privés de Damien Traille, Dimitri Yachvili et Jean-Baptiste Elissalde, blessés, et de Julien Dupuy, suspendu, les sélectionneurs ont choisi de se passer de Cédric Heymans, Lionel Beauxis, ou Maxime Médard. Résultat, le XV de France manque cruellement de «pieds» et de buteurs. Gonzalo Quesada, spécialiste de la question dans le staff, botte en touche: «Je comprends les critiques, qui ne sont en fait qu’un constat. Les joueurs chargés de cette tâche en équipe de France ne sont pas des premiers choix dans leurs clubs respectifs. Mais je ne suis pas sélectionneur, et mon travail ne consiste qu’à optimiser les performances dans ce secteur.»


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Pas forcément rassurant, même si Morgan Parra – buteur attitré des Bleus – tient son rang, et que François Trinh-Duc affiche des progrès. Peu utilisé contre l’Ecosse, le jeu au pied a donné satisfaction à l’entraîneur des trois-quarts, Emile Ntamack: «Dans l’ensemble, il a été cohérent. Même s’il reste toujours des petits détails à régler, on l’a utilisé à bon escient. Je pense que l’on a trouvé un équilibre.» Son acolyte Marc Lièvremont reconnaît pourtant, à demi-mots, le manque d’alternance contre le XV du Chardon: «Sur des situations de surnombre, on aurait pu trouver les flèches (les ailiers) en tapant des diagonales.»


L’alternance, c’est justement un registre dans lequel l’Irlande excelle, menée par Ronan O’Gara à l’ouverture. «Grâce à son pied, il est très efficace, confirme Gonzalo Quesada. Il faudra rester très attentif en défense, notamment les trois du rideau du fond (Poitrenaud, Clerc et Palisson.» François Trinh-Duc, ouvreur presque indéboulonnable du XV de France depuis l’ère Lièvremont, souvent décrié dans ce registre, se sentira observé samedi: «On veut que je fasse jouer l’équipe… Si on est contrés sur les fondamentaux, il faudra user du jeu au pied d’occupation pour mettre la pression sur les Irlandais. Je suis prêt à le faire.» Le rugby français est suspendu à ses pieds.

Lièvremont et les pieds de Malzieu

«Julien Malzieu a lui aussi un pied gauche... Enfin, si j'osais, je dirais même qu'il a même deux pieds gauche.» Marc Lièvremont, sélectionneur de l’équipe de France, a fait preuve d’humour en justifiant son choix de titulariser Alexis Palisson.