Fabrice Santoro, le 8 novembre 2009, pour le dernier tournoi de sa carrière à Bercy.
 Fabrice Santoro, le 8 novembre 2009, pour le dernier tournoi de sa carrière à Bercy. — Reuters

TENNIS

James Blake met Fabrice Santoro à la retraite

Le Français vient de disputer son 15e et dernier tournoi de Paris-Bercy...

De notre envoyé spécial à Bercy

Bercy y a cru un moment. Le temps de quelques derniers cheaps qui ont forcé James Blake à s'employer. Mais la puissance de l'Américain a fini par payer. En deux sets secs (6-4, 6-3), Fabrice Santoro a tiré sa révérence dimanche après-midi au tennis mondial devant un public parisien debout.. «Au moins, je suis content que la match ait été de bonne qualité et qu'il y ait eu de l'ambiance», a soufflé Santoro. Professionnel jusqu'au bout, le Français a vécu cette dernière saison avec la crainte de partir sur une blessure. Ou pire de jouer son dernier match face à un joueur détesté, genre Tomas Berdych.


L'hommage de Blake

Rien de cela dimanche au POPB. Echanges de polos entre les deux adversaires, discours au micro et tour d'honneur... Finalement pas beaucoup de larmes (ou alors discrètement lâchées dans l'escalier qui mène au vestiaire) mais une bonne dose d'émotion.«Ca a été 21 années de plaisir, de bonheur. Si c'était à refaire, je ne changerai absolument rien. Merci à tous, vous m'avez permis de repousser les limites de l'âge. Place aux jeunes», a lancé Fabrice Santoro au micro avant de passer une dernière fois en salle de presse.
 


Le Français arrête donc  le tennis sur cet ultime match après voir passé la saison 2009 à dire adieux aux publics du monde entier (15 victoires, 20 défaites en 2009). A défaut d'avoir garni son palmarés (meilleur place: 17e mondial, 7 titres et une Coupe Davis), il a battu bien d'autres record en  repoussant les limites de la longévité. A 37 ans, Santoro part après avoir passé 21 saisons complètes sur le circuit, disputé 69 Grand Chelems et gagné l'estime de ses pairs pour son jeu atypique. «C'est quelque chose de fabuleux de voir Fabrice Santoro jouer. Il n'y aura plus jamais un joueur comme lui. Les gars du circuit jouent différemment. Et notamment à cause de cette puissance, ils ne pourront de toute façon jamais jouer aussi longtemps que Fabrice», a analysé James Blake.


Un hommage apprécié à sa juste valeur par la star du jour.  «C'est vrai que la chose dont je suis le plus fier est d'avoir duré aussi longtemps avec un jeu qui était déjà dépassé au début de ma carrière. Mon type de tennis est celui des années 70 et il a fallu le faire évoluer. Je vous assure que ça n'a rien à voir de jouer Jonas Svensson en 1989 et Rafael Nadal en 2009», explique Santoro qui avait l'habitude de tenir des fiches sur chacun des joueurs du circuit.


Et maintenant?


Des fiches qu'il va pouvoir continuer à actualiser. «J'en avais marre de prendre l'avion et de ne pas pouvoir planifier ma vie. Je veux découvrir d'autres aspects de mon métier», a glissé Fab qui devrait bientôt devenir consultant sur Europe 1 et participer dès 2010 à l'organisation du tournoi de Metz. Et le coaching? Ce ne devrait pas être pour tout de suite. Alors que certains l'imaginent déjà prendre de jeunes tennismen sous son aile ou que d'autres lui prédisent un avenir à la tête de l'équipe de France de Coupe Davis, Santoro lorgnait plutôt en ce dimanche soir sur une bonne fondue...



 Llodra sort lui aussi au premier tour

Llodra, l'autre Français engagé au premier tour ce dimanche, a été battu par l'Allemand Benjamin Becker, 3-6, 6-2, 6-3, en 1h40 de jeu.