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Le Stade Français veut attaquer Ewen McKenzie en justice

Le Stade Français veut attaquer Ewen McKenzie en justice

RUGBYMax Guazzini n'a pas du tout apprécié les propos de son ancien entraîneur...
Alexandre Pedro

Alexandre Pedro

Remonté. Le président du Stade Français ne décolère pas suite aux propos tenus par Ewen McKenzie. L’Australien – remercié début septembre – règle ainsi ses comptes avec son ancien club dans un entretien à l’Equipe. Interrogé par 20minutes.fr, Max Guazzini annonce qu’il pense poursuivre en justice McKenzie pour ses propos (il parle ainsi du Stade Français comme d’une «mafia» et accuse Guazzini de plus penser au marketing qu’à l’aspect sportif). «On a voulu être correct avec lui en le ménageant lors de son départ, mais maintenant je peux vous le dire: On l’a remercié pour faute grave et incompétence. Ce n’est pas de ma faute si tous les joueurs vous disent qu’ils ne travaillaient pas avec lui», explique le président parisien. «Le seul point où je lui donne raison, c’est quand il dit qu’il n’était pas notre premier choix», poursuit-il.


«Il passait son temps à parler sur Internet avec l’Australie et à manger des sandwichs»


Max Guazzini révèle par ailleurs qu’il pensait se séparer de McKenzie dès la fin de la saison dernière. «Tout le monde me demandait pourquoi je le gardais. J’ai voulu lui donner une seconde chance. Je n’aurais pas dû», regrette-t-il. Entre autres maux, Guazzini reproche à son ex-entraîneur son manque d’implication. «Il passait son temps à parler sur Internet avec l’Australie et à manger des sandwichs... Il se tenait de lui-même hors du groupe». Concernant le recrutement, l’homme fort du Stade Français précise «que McKenzie était consulté et a eu les joueurs qu’il voulait contrairement à ce qu’il prétend». Et d’ajouter: «Le pire, c’est qu’on l'a écouté quand il a voulu se séparer d’un joueur comme Julien Saubade (aujourd’hui au Racing-Metro) en disant qu’il était nul».


Le président parisien tombe aussi des nues quand McKenzie avance qu’il choisit ses joueurs en fonction du calendrier des Dieux du Stade. «C’est n’importe quoi. La majorité des joueurs qui posent pour le calendrier ne sont même pas du Stade Français», tempête Max Guazzini. Concernant les critiques sur l’amateurisme de son club, il rappelle que «cela n’a pas empêché le Stade Français d’être cinq fois champion de France» sous sa présidence. Avec McKenzie aux manettes, les Parisiens se sont arrêtés en demi-finale. Presque un miracle, quand on voit l’ambiance qui pouvait régner à la tête du club la saison dernière.