Grand Prix Interlagos: l'irruption de Button
FORMULE•Le Britannique a été sacré à Interlagos...Matthieu Goar
Sur la piste d’Interlagos, tout a commencé dans la folie. Accrochage entre Trulli et Sutil qui en sont presque venus aux mains sur le bord de piste, début d’incendie dans la voiture de Raïkkönen après que Kovalainen quitte les stands en emportant le tuyau d’essence, voiture de sécurité pour tous ces agités...
Et, finalement, au bout de 71 tours sans pluie, tout s’est terminé dans la logique d’une saison promise aux voitures blanches et jaunes conçues par le sorcier Ross Brawn. Au Brésil, les Brawn GP ont tout raflé ou presque: le titre pilote pour le Britannique Jenson Button et le titre des constructeurs pour l’écurie. Comme prévu depuis longtemps. Les Red Bull peuvent se consoler avec la victoire pour l'honneur de Mark Webber.
>> Pour revivre le Grand Prix, cliquez ici
Et tant pis pour le deuxième pilote de Ross Brawn, Rubens Barrichello. 14 points de retard au départ et une pole dans la poche, l’enfant du Brésil s’était mis à rêver de pousser Button à un ultime Grand Prix décisif. Peine perdue. Parti de la 14e place, le Britannique a profité du premier tour infernal qui a mis Alonso, Sutil et Trulli out.
Puis, un peu à l’image de sa deuxième partie de saison, il a assuré sans mollir, dépassé Barrichello victime d’une crevaison et regardé Sebastian Vettel jouer le fanfaron en faisant croire à tout le monde qu’il s’arrêterait seulement une fois. 5e au final de cet avant-dernier Grand Prix, Button est champion du monde pour la première fois de sa carrière. Pour le plus grand bonheur du Paddock qui a toujours apprécié Jenson, pilote-prodige à 20 ans et qui aura finalement attendu ses 29 ans pour dominer le monde.
Un sacre qu’il a construit lors d’une première moitié de saison passée à rouler sur une autre planète. Six victoires sur les sept premiers Grands Prix. De quoi écœurer la concurrence au volant de la meilleure machine du plateau, une bombe à l'aérodynamique soignée conceptualisée par le staff d’ingénieurs de Ross Brawn. Il valait mieux capitaliser au printemps. Bousculé par les améliorations apportées sur les autres voitures, notamment les Red Bull, Button n’a plus gagné un Grand Prix depuis Istanbul, le 7 juin. Au Brésil, cette statistique n’a pas l’air de l’avoir beaucoup perturbé.


















