Alain Bernard: «Un titre de vice-champion du monde, y'a pire»
NATATION•Le Français, 2e sur 100m jeudi soir, ne pouvait rien faire contre Cielo...Propos recueillis par Romain Scotto
De notre envoyé spécial à Rome,
Alain Bernard quitte ces Mondiaux les yeux embués et la voix chevrotante. 2e du 100m nage libre, le Français, qui était venu conquérir un premier titre mondial, a trouvé en Cielo un adversaire plus fort que lui. Ce qu'il reconnaît avec un brin de dépit...
POur revivre la course en live, cliquez ici...
Comment analysez-vous cette course?
Je suis parti un peu largué mais j'essaye de ne pas trop changer ma tactique de course, la nage que j'ai l'habitude de faire. Denis m'avait donné de bonnes consignes. Accélérer un peu avant le virage. C'est là où je pouvais reprendre un peu les autres. Mais je vois qu'au virage, je perd encore un peu de temps. J'ai du mal sous l'eau. Donc j'ai du retard qu'il est difficile de rattraper.
Vous y avez cru jusqu'au bout?
Jusqu'au bout, je n'ai jamais lâché. Même aux 75m, quand c'était très dur. Je me voyais largement derrière, mais tant qu'on n'a pas touché, c'est pas joué, on n'a pas gagné, on n'a pas perdu. Ça s'est joué à la bagarre. Et aujourd'hui, j'ai été battu par quelqu'un de plus fort que moi. Il est sorti vite et loin et avec beaucoup de vitesse. Et puis voilà.
Avec les ambitions que vous nourrissiez ici, vous n'êtes pas un peu déçu?
C'est quand même un titre de vice-champion du monde, y'a pire. On peut mettre en oeuvre tout le travail du monde, si il y a plus fort que soi, il y a plus fort que soi.
Cielo était-il vraiment trop fort aujourd'hui?
Dans ma nage y'avait moyen de remonter. On a analysé ses courses et on a vu qu'il terminait un peu moins bien que moi, les 15 derniers mètres. C'est pour ça que j'y ai cru. Quand j'ai touché, j'ai vu que j'étais un peu largué. Je me suis même vu pire que deuxième. C'est pour ça que je me dis que cette deuxième place, c'est vraiment pas si mal. Malgré cette année difficile, c'est vraiment une belle perf.


















