Armstrong presque maillot jaune... Des chutes et encore des chutes...
TOUR DE FRANCE – Ce qu'il faut retenir de la 4e étape...PK et AP
Montpellier – Montpellier (39,5km contre-la-montre par équipes)
Un parcours sinueux, piégeux, beaucoup de chutes, notamment un très beau tout droit dans le champ des Bbox et un gadin de Menchov, qui abandonne tout espoir de victoire finale, et surtout un mano à mano fantastique entre Cancellara, qui tire tout seul les Saxo et les Astana ; Au final40 secondes d’avance pour Astana. C’était justement l’avance de Cancellara sur Armstrong, qui sont dans la même seconde, départagés en fonction des centièmes de seconde du chrono de Monaco. A ce petit jeu, le Suisse garde le jaune.
Le maillot jaune: Fabian Cancellara
Le maillot vert : Mark Cavendish
Le maillot à pois: Jussi Veikkanen.
Le meilleur jeune: Tony Martin.
Toute l’étape à revivre en live comme dans-la-caravane ici
Et Amaël Moinard en parle ici sur son blog
Sur la route, Lance a surtout profité des relais de ses locos Popovych et Kloden, en revanche, devant la presse, il a assuré le show tout seul comme un grand: «Avant le contre-la-montre, j'ai dit à Alberto (Contador): "cette étape, on va la gagner, et ce soir le Tour de France sera déjà fini pour certains coureurs." Ce sera dur de remonter le temps. J'ai dit à Alberto: ''Rendons cette course impossible à gagner pour les autres.'' Nous l'avons fait.» Et en plus, LA se fend même d’un twit de féloches pour Contador. Le bras de fer des Astana a commencé.
On confirme les Français ne visent pas le classement général. Pour trouver le premier d’entrer, il faut plonger jusqu’à la 50e place pour retrouver la trace de Jérôme Pineau, ex-grand espoir du cyclisme tricolore et qui courre derrière une victoire depuis 2004. Pour voir des Français en jaune ou sur un podium, un conseil: abonnez-vous à ESPN Sport.
Menchov postule à nouveau avec sa chute, mais le grand perdant du jour c’est bien Cadel Evans. C’était à prévoir l’Australien a perdu près de trois minutes sur l’armada Astana. Enervé par l’incurie de ses équipiers de Silence-Lotto, le Poulidor de l’hémisphère sud décide de terminer le chrono tout seul comme un grand. Le hic, c’est que le temps était pris sur le cinquième. Il va peut-être falloir passer à l’attaquant maintenant pour rattraper le temps perdu? A 32 ans, ce n’est jamais trop tôt pour commencer.
Déçus de leur contre-la-montre raté, les Bbox lancent les hostilités dès le départ réel de la course. Voeckler part en éclaireur, bientôt rejoint par Fedrigo, un Thierry Hupond de Skil Shimano et Benoît Vaugrenard de la FDJ. Une échappée 100% tricolore qui n’a évidemment aucune chance d’aller au bout, puisque personne ne veut collaborer avec les deux Bbox dans les trente dernières bornes. Côtés favoris, Contador, qui a promis qu’on lui ferait plus le coup de la bordure, a décidé d’attacher une laisse à la selle de Lance Amstrong. LA vient lui tapoter la joue en lui glissant un très bon petit, c’est ce que j’avais fait à Ullrich en 2003. Contador se mord la langue à force de serrer les dents de rage. Cavendish règle tout le monde dans le final et fait semblant de twitter sa victoire pour la photo.



















