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La ferveur de l’Orange Army, les fans de Verstappen, « du jamais vu en F1 »

F1 : La ferveur, et les dérives de l’Orange Army, les fans de Max Verstappen, « du jamais vu en Formule 1 »

ORANGE MECANIQUELe pilote de Formule 1 Max Verstappen va encore pouvoir compter, dimanche (15 heures), sur le soutien inconditionnel de ses fans de l’Orange Army pour son Grand Prix aux Pays-Bas
Adrien Max

Adrien Max

L'essentiel

  • La Formule 1 pose ses valises ce week-end sur le circuit de Zandvoort, aux Pays-Bas pour le 15e GP de la saison 2022.
  • Un Grand Prix national pour le champion du monde en titre, et leader du championnat 2022, Max Verstappen.
  • Le pilote pourra encore compter sur le soutien de ses supporters : l’Orange Army.

De l’orange de partout, et de la techno à fond de balle. La Formule 1 s’est donné rendez-vous ce week-end du côté de Zandvoort, petite ville balnéaire proche d’Amsterdam, pour le Grand Prix des Pays Bas, le 15e rendez-vous de la saison. Et c’est peu dire que le local de l’étape, le champion du monde Max Verstappen, qui a d’ailleurs contribué au retour de ce circuit au calendrier après 36 ans d’absence, y sera largement encouragé.

Au son des « Max, Max, Super Max », à n’en pas douter. Un chant créé par trois supporters du pilote néerlandais, Rob Toonen, Marco Mars et Jeroen Hilgenberg, juste après sa première victoire en carrière, à Barcelone en 2016. Un son adapté du titre Johnny Däpp de l’artiste allemand Lorenz Büffel, et transformé en « Super Max ». « En deux ans, on a eu 10.000 vues, ce qui n’est rien. Mais lors d’un Twitch entre Lando Norris [pilote McLaren] et Max Verstappen, Lando Norris lui a partagé notre vidéo. Et à partir de là, c’est devenu viral », confie Rob Toonen. Pour aujourd’hui comptabiliser plus de 30 millions d’écoutes, et atteindre le top 1 monde pendant cinq jours sur Spotify, après le sacre de Max Verstappen en novembre dernier.

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Depuis, la chanson Super Max est devenu l’un des emblèmes des supporters du pilote. « Aussi parce que Christian Horner, le boss de RedBull et d’autres pilotes ont commencé à la surnommer Super Max. Mais je sais par un de ses amis qu’il était un peu gêné par notre musique au départ. Mais quand il a vu la tournure que ça prenait, il l’a accepté. Martin Garrix en a même fait un remix, c’est l’ami de Max Verstappen. Donc je suis sûr que s’il ne l’aimait pas, il ne l’aurait pas laissé faire ça », se réjouit le chanteur/supporter.

2016 est une date charnière dans la carrière du jeune Max Verstappen, 17 ans à l’époque, avec cette fameuse première victoire lors du Grand Prix de Barcelone, au volant de la RedBull. La genèse de la musique Super Max donc, mais aussi de l’Orange Army, le surnom de ses fans. C’est à cette date que les fervents supporters hollandais, déçu de la non-qualification des Oranje à l’Euro 2016, ont commencé à regarder les performances en F1 de leur futur champion d’un peu plus près.

Orange Army

Bas Van Bodegraven n’a, lui, pas attendu cette date pour créer la page Facebook Go Max Verstappen Fan-Club, le pilote était encore en karting, il y a huit ans déjà. « Je suis Max depuis qu’il a 4 ou 5 ans, parce que son père Jors était un très bon pilote, comme sa mère, Sophie. Quand j’ai su que Jors allait entraîner Max, je me suis dit qu’il fallait que je suive ça. C’est devenu fou lorsqu’il a signé son premier contrat avec Toro Rosso, puis encore un peu plus lorsqu’il est arrivé chez RedBull, et encore plus lorsqu’il a gagné à Barcelone. Je n’avais jamais vu un tel soutien pour un pilote aux Pays-Bas », confie ce supporter.

Le camping car de Bas Van Bodegraven avec lequel il se rend sur tous les Grand Prix européens pour soutenir son pilote favori, Max Verstappen.
Le camping car de Bas Van Bodegraven avec lequel il se rend sur tous les Grand Prix européens pour soutenir son pilote favori, Max Verstappen.  - Bas Van Bodegraven

Depuis, il se rend sur « tous les Grand Prix européens », avec sa petite amie, au volant de son camping-car aux couleurs de son fan-club « Go Max ». Ils sont désormais plusieurs milliers à l’accompagner sur les Grand Prix d’Autriche, de Hongrie, de Spa, ou des Pays-Bas, les plus courus par l’Orange Army. « Les Hollandais voyagent très facilement, donc on se retrouve grâce aux drapeaux, ou a la couleur orange », explique Bas Van Bodegraven, dont les pages sont suivies par plus de 220.000 personnes.

Les sympathisants du Go Max Verstappen Fan Club.
Les sympathisants du Go Max Verstappen Fan Club.  - Bas Van Bodegraven

Une application « Orange Army » a même été créée afin de faciliter les retrouvailles entre supporters de Max Verstappen, ainsi qu’un onglet « Verstappen travel » sur le site officiel du champion du Monde. « Ils proposent des places en tribunes et quand tu les prends par ce biais tu as un t-shirt orange gratuit. C’est pour ça que tout le monde a le même t-shirt, c’est une bonne organisation, avec des DJs », explique ce fan.

« Une ambiance de stade de foot », et ses dérives

Au point de voir des scènes encore jamais vues en Formule 1, avec des pilotes gênés par la quantité de fumigènes allumés dans les tribunes. « Une ambiance de stade de foot », résumait d’ailleurs le commentateur vedette de Canal+, Julien Febreau lors du Grand Prix 2021 des Pays-Bas. Et que l’on peut comparer seulement comparer en F1 avec la ferveur des tifosi de Ferrari, à Monza. A quelques exceptions près : ce soutien se concentre uniquement sur le circuit italien et il se manifeste pour une écurie, pas pour un pilote comme c’est le cas de l’Orange Army pour Verstappen.


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Une ambiance de stade de foot qui comprend aussi des dérives. Comme en Hongrie, début août, lorsque des fans de Verstappen ont brûlé des produits dérivés à l’effigie de Lewis Hamilton. « Oui, c’est bien sûr inacceptable. Je ne suis absolument pas d’accord avec ça parce que c’est tout simplement dégoûtant », avait condamné Max Verstappen. Mais pour Bas Van Bodegraven, la comparaison va trop loin : « Je n’ai jamais vu de bagarre en Formule 1, contrairement aux stades de foot ». Toujours est-il que les propriétaires de la F1 suivent attentivement ce nouveau phénomène.