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Guillaume Martin pointe du doigt les infiltrations de Rafael Nadal

Les infiltrations de Rafael Nadal, « ça me semble très limite », juge le cycliste Guillaume Martin

CYCLISMEGuillaume Martin a fait part de son incompréhension en voyant Rafael Nadal glorifié après sa victoire à Roland-Garros, acquise après plusieurs infiltrations
Q.B.

Q.B.

Atteint du syndrome de Müller-Weiss, qui touche son pied gauche, Rafael Nadal a réussi à passer outre la douleur pendant la quinzaine de Roland-Garros grâce à des infiltrations, « plusieurs avant chaque match », et « une tonne d’anti-inflammatoires ». Ce qui a soulevé des interrogations dans le peloton. Alors que Thibaut Pinot a ironisé en tweetant sur « les héros d’aujourd’hui », Guillaume Martin plaide « pour une certaine homogénéisation des règlements entre les différents sports ».

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Il a expliqué son point de vue au journal L’Equipe : « Sur le long terme, je ne suis pas sûr que cela fasse du bien à la cheville de Nadal. Et en plus, les médicaments, et encore plus les infiltrations, n’ont pas qu’un effet de guérison, ça peut certainement avoir des effets sur la performance ou être détourné afin d’améliorer la performance, donc ça me semble très limite. »

« Si un cycliste faisait la même chose, quand bien même ça ne serait pas interdit, tout le monde lui tomberait dessus en le qualifiant de dopé parce qu’il y a un tel arrière-plan culturel, de tels clichés attachés au vélo, poursuit le Normand. Alors que des gens encensent Nadal pour être capable d’aller aussi loin dans la douleur. Je crois que Zlatan Ibrahimovic a également parlé de ses infiltrations à un genou. »

« Ils passent pour des héros parce qu’ils vont loin dans la douleur, mais en fait, ils s’aident de substances pour aller loin dans la douleur et encore une fois, c’est très limite. Le vainqueur dans le vélo, en particulier celui du Tour, même s’il n’y a aucun élément derrière, il est systématiquement accusé de dopage », insiste le grimpeur de la formation Cofidis. Deux poids, deux mesures ? Vous avez quatre heures.