Roland-Garros 2022 : Djokovic ne sait pas si le changement de gouvernement lui permettra de rejouer en Australie

TENNIS Le Serbe, facile vainqueur de Bedene au 3e tour, attend de savoir si le changement de gouvernement en Australie peut faciliter sa venue l'an prochain.

J.L.
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Novak Djkovic se balade depuis le début de l'édition 2022 de Roland-Garros.
Novak Djkovic se balade depuis le début de l'édition 2022 de Roland-Garros. — Foto Olimpik/Sipa USA/SIPA

A Roland-Garros,

Le Roland-Garros de Novak Djokovic ne se passe pas trop mal, merci pour lui. En manque de matchs après une première partie de saison tronquée par sa non-vaccination, le Serbe n’a toujours pas laissé un set en route, et ce n’est pas l’ami Bedene qui a réussi à la décoiffer vendredi sur le Lenglen (6-3, 6-3, 6-2 en moins de 2 heures, merci au revoir).

Bref, le numéro 1 mondial était de fort bonne humeur devant la presse, et quand Novak est de bonne humeur, il aime donner du biscuit aux journalistes. Ainsi, il a longuement parlé de son ancien coach Boris Becker, condamné à de la prison ferme pour fraude fiscale, et il n’a pas cligné des yeux quand on a enchaîné sur le sort des malheureux réfugiés dont il avait malheureusement partagé le sort quelques jours avant d'être expulsé d'Australie :

« Je suis très heureux de savoir qu’ils ont été libérés, parce que je sais que cela a été une expérience très difficile pour eux, ceux qui sont restés en particulier neuf ans. Moi, je n’y suis resté qu’une semaine. Alors je ne peux pas imaginer ce qu’ils ont ressenti durant neuf ans. Ils n’ont rien fait de mal. Ce sont des demandeurs d’asile, et ils sont restés là pendant neuf ans ! Je n'ai pas compris pourquoi. Si j’ai amené un petit peu de lumière sur cette situation, d’une manière positive pour eux, pour que cette décision soit prise, alors je suis très heureux, parce qu’ils ont une autre chance dans d’autres pays. »

Relancé sur le changement de gouvernance en Australie, qui pourrait peut-être lui ouvrir les portes du pays l’an prochain alors qu’il a été en théorie banni pour trois ans, Djokovic est resté prudent. Mais il n’a pas caché qu’il en mourait d’envie : « J’ai entendu les nouvelles, mais je n’ai aucune idée de si mon visa va être réautorisé, et si je vais pouvoir revenir en Australie. J’aimerais beaucoup pouvoir revenir et jouer l’Open d’Australie​. Je n’ai aucun grief. Il y a eu ce qu’il y a eu, mais si j’ai la possibilité de rejouer l’Open d’Australie, où j’ai eu les plus grands succès dans le Grand Chelem, j’adorerais y retourner. »