OM – RCSA : Difficultés à domicile et contre les « gros », présence de Milik ou pas ? Les clés pour que l’OM accroche la Ligue des champions

FOOTBALL L’Olympique de Marseille accueille Strasbourg ce samedi dans une finale pour les Coupes d’Europe, alors que les Marseillais rencontrent des difficultés face aux « gros » du championnat

Adrien Max
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Steve Mandanda et les Marseillais espèrent accrocher une qualification en Ligue des champions face à Strasbourg.
Steve Mandanda et les Marseillais espèrent accrocher une qualification en Ligue des champions face à Strasbourg. — MATHIEU PATTIER/SIPA
  • L’Olympique de Marseille joue ce samedi (21h) sa deuxième place de Ligue 1 contre le Racing Club Strasbourg Alsace, qui vise une place en Europa Ligue, ou Europa Ligue Conférence.
  • Cette « finale » a lieu au stade Vélodrome, où l’OM rencontre des difficultés cette saison, comme face aux « gros » du championnat.

L’obligation de se remettre les jambes à l’endroit pour ne pas finir la tête à l’envers. Après avoir passé 19 journées, soit la moitié du championnat à la seconde place, l’Olympique de Marseille s’est compliqué la tâche après sa défaite contre le Stade Rennais, samedi dernier (2-0). La qualification en Ligue des champions se jouera donc lors de cette « finale » entre l’OM et le Racing Club de Strasbourg Alsace samedi (21h), pour savoir si l’OM sera qualifié directement pour la C1 avec la 2e place, par les deux tours préliminaires avec la 3e, ou la Ligue Europa avec la 4e place de Ligue 1. Alors que les Strasbourgeois visent aussi une qualification en Coupe d’Europe : La Ligue Europa, la Ligue Europa Conférence, ou rien.

Des difficultés contre les « gros »

« Marseille doit remporter les trois points pour se qualifier pour la Ligue des champions. Ils doivent tout mettre en œuvre pour marquer le premier but, et à ce moment-là ils auront les trois points, et terminé », souhaite Jean-Pierre Papin, l’ancien buteur de l’OM. Mais plus facile à faire qu’à dire, quand on connaît les difficultés rencontrées cette année par les Marseillais face aux huit premiers du championnat. Jorge Sampaoli et sa bande ont un triste bilan de quatre victoires, deux nuls pour huit défaites. Sans compter la défaite contre Galatasaray (4-2), synonyme d’élimination en Ligue Europa, et celle à Feyenoord (3-2) qui a sonné la fin de l’aventure en Ligue Europa Conférence des Marseillais.

Pas de quoi s’inquiéter pour Jean-Pierre Papin : « Je ne trouve pas qu’ils se sont écroulés dans ces matchs. A Rennes (0-2), par exemple, ils sont pris à la gorge d’entrée. Contre Lyon (0-3), ça se joue à des détails. Tu marques le premier but et ça change tout, le penalty n’est pas sifflé. Mais à la fin c’est vrai que ces détails sont importants ». Mattéo Guendouzi abonde : « Je ne pense pas que les résultats soient si négatifs que ça contre les "gros" », a balayé le milieu de terrain.

Et au stade Vélodrome

Des difficultés contre les gros, mais aussi et surtout à domicile avec seulement huit victoires en dix-huit matchs et 25 points perdus dans un stade Vélodrome, lui, toujours au rendez-vous. « Ce n’est pas une histoire de pression. On a loupé quelques matchs parce que les équipes venaient avec un bloc très bas, et on a manqué un peu d’expérience dans ces situations-là. Le groupe est aussi très jeune, même s’il commence à avoir de l’expérience. Mais ce n’est pas une histoire de pression, au contraire, le Vélodrome doit nous galvaniser pour gagner des matchs », a justifié Mattéo Guendouzi.

Pour Jean-Pierre Papin, les joueurs de l’OM devront s’appuyer sur ce soutien populaire pour battre Strasbourg. « Le Vélodrome est juste là pour t’aider à aller plus haut, je n’ai pas non plus l’impression que ce soit un problème de trouille. Les joueurs doivent être contents de jouer dans ce stade, il doit te rendre plus fort et doit rendre les adversaires moins forts », estime JPP.

Milik or not Milik ?

Ce qui pourrait rendre encore plus fort l’Olympique de Marseille samedi soir est la présence d’Arkadiusz Milik pour l’ancien attaquant marseillais. « De l’extérieur, on se demande pourquoi Milik ne joue pas plus. C’est un joueur craint, capable de débloquer des situations. Même si on ne sait pas ce qu’il se passe à droite ou à gauche, je soutiens le coach, mais personnellement j’aimerais voir Milik dans ce genre de match ».

« A 10 minutes près, Milik n’était pas dans le groupe contre Rennes parce qu’on ne savait pas comment il était physiquement pour ce match. Il y a beaucoup de réponses qui sont liées au quotidien. Je propose un plan de jeu, et je choisis les joueurs pour ce plan. On doit jouer collectivement, ce serait une erreur de tout faire reposer sur un joueur. Je préfère être dans la surface adverse, et attaquer plutôt que de défendre. Des fois on a les outils, des fois non », a rappelé Jorge Sampaoli. Mis à part les absents déjà connus comme Payet, Balerdi ou Alvaro, l’entraîneur Argentin disposera de tous ses « outils » face aux Strasbourgeois pour le dernier match de la saison. Et le plus important.