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Au Stade de France, Kolo Muani peut quitter le FC Nantes en héros

Nantes-Nice : « J’y pense, j’en rêve… » Kolo Muani, arme offensive du FCN, veut quitter son club en héros

FOOTBALLDernière grosse échéance pour Randal Kolo Muani avec le FC Nantes. Au Stade de France face à Nice, l’attaquant nantais espère marquer l’histoire de son club avant de partir cet été
FC Nantes : Avant Kolo Muani, qui sont les derniers Nantais à avoir marqué dix buts en Ligue 1 ?
Pierre-Alexandre Aubry

P-A.A. avec AFP

L'essentiel

  • Randal Kolo Muani et le FC Nantes affrontent Nice en Finale de Coupe de France, ce samedi.
  • Avant de s’imposer dans le onze nantais, le joueur a dû se montrer patient, malgré les critiques.
  • Il rejoindra le club de Francfort cet été, finaliste de l’Europa League.

Le 2 mars dernier, le FC Nantes se qualifie pour la finale de la Coupe de France, en battant l’AS Monaco aux tirs au but. Après la rencontre, l’attaquant des Jaune et Vert, Randal Kolo Muani, revient sur cet exploit et raconte n’avoir jamais mis les pieds au Stade de France. Ce samedi, ce sera une première pour l’atout numéro un des Canaris, qui a l’occasion d’y finir son aventure nantaise en apothéose samedi contre Nice en finale de Coupe de France. « Ce sera mon dernier gros match au FC Nantes », relève l’attaquant de 23 ans qui, en fin de contrat, s'est déjà engagé à Francfort pour la saison prochaine. « Je vais me donner à fond, j’ai des traces à laisser. »

Né 15 jours avant Kylian Mbappé en décembre 1998 à Bondy, la ville où le champion du monde a grandi, Kolo Muani a passé son enfance à Villepinte, à 20 km de l’écrin des Bleus. « Je le vois souvent, pour moi c’est un rêve d’y jouer et je vais enfin l’accomplir », sourit-il, ravi de cette finale « à domicile », devant sa famille, ses amis… et 80.000 personnes. « Jouer une finale avec son club formateur, ce n’est pas donné à tout le monde ». D’autant que le parcours n’a pas été simple, son apparente nonchalance et son côté tête en l’air, sur le terrain comme en dehors, ayant refroidi plusieurs entraîneurs.

« Qu’il parte comme ça… »

Apparu furtivement en Ligue 1 sous le maillot nantais à l’époque de Vahid Halilhodzic en 2018-2019, il a été prêté une saison à Boulogne-sur-Mer (National) et ne faisait pas partie des plans de Christian Gourcuff à la reprise en 2020. Un an, neuf buts et trois entraîneurs plus tard, « RKM » a évité à Nantes la relégation en marquant le but de la victoire en barrage à Toulouse. Après un passage chez les Bleuets pour l’Euro Espoirs et les Jeux olympiques, il a mené sa saison de confirmation avec une maturité toute nouvelle.

Randal Kolo Muani et Moses Simon ont été les deux buteurs nantais face au RC Lens.
Randal Kolo Muani et Moses Simon ont été les deux buteurs nantais face au RC Lens.  - S. Salom-Gomis

Certes, le président nantais Waldemar Kita fait la fine bouche, assurant qu’un « grand attaquant » se doit de marquer au moins 15 buts. Avec 13 réalisations cette saison, Kolo Muani n’en est pas loin. Kita est surtout amer de voir la pépite s’envoler pour rien. « On l’a éduqué, nourri, logé, on lui a donné une profession. Il est devenu adulte. Et qu’il parte comme ça… », a-t-il déploré cette semaine dans le quotidien Presse Océan, persuadé que Francfort avait scellé l’accord depuis déjà deux ans.

« Ils ont tous menti »

Le club s’est surtout montré beaucoup trop chiche pendant trop longtemps dans ses propositions de prolongation. Pourtant, Kolo Muani est encore loin d’avoir la tête en Allemagne. Francfort est finaliste de Ligue Europa et une victoire l’enverrait directement en Ligue des champions, mais il ne s’est intéressé que vaguement au parcours de ses futurs coéquipiers.

Pour l’instant, il parle de loyauté et de reconnaissance envers Nantes et reste très impliqué : toujours à l’écoute dans le vestiaire, jamais avare d’efforts sur le terrain, il épuise les défenses adverses. Forcément, aujourd’hui, les rêves se bousculent aussi dans sa tête. D’ailleurs, les Nantais qui assuraient rester concentrés sur le championnat depuis la demi-finale contre Monaco « ont tous menti », rigole-t-il.

Le sentiment du devoir accompli

« On essaie de ne pas se faire de scénario mais c’est impossible, tu es obligé d’y penser », reconnaît-il. Un but au Stade de France, « c’est comme ça, j’y pense, j’en rêve », ajoute-t-il, tout en rappelant : « On a un collectif large, mes coéquipiers aussi peuvent faire le travail ».

Ramener la coupe à Nantes serait donc une belle façon de terminer cette histoire. Et en cas de défaite ? « Ça va être un peu compliqué. Mais on a su maintenir le club en Ligue 1, on a fait une bonne saison, je pense que je serai fier quand même de partir sur ça ».