Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Contre Nadal, la meilleure défense c'est encore l'attaque

Contre Nadal, la meilleure défense c'est encore l'attaque

TENNISLa clé pour essayer de battre l'ogre de Roland-Garros...
Alexandre Pedro

Alexandre Pedro

Brian Dabul est un homme très écouté. Samedi, cet obscur Argentin s'est payé Rafael Nadal à Roland-Garros. D'accord, il ne s'agissait que d'un match exhibition en set pour la bonne cause. A la sorti de son set gagné (7-5), l'habitué des tournois challenger paraissait bien peiné pour donner la marche à suivre afin de vaincre le Majorquin sur sa terre chérie.


Il faut dire que tout a déjà été essayé, imaginé, conseillé pour terrasser Nadal à Roland-Garros, où le goût de la défaite lui est toujours inconnu. Si elle ne remet pas en cause son statu d'ultra-favori, sa défaite en finale à Madrid contre Roger Federer entretient au moins le suspens et affûte les imaginations. Bien entamé par sa demi-finale marathon de la veille contre Novak Djokovic, Nadal avait subi la loi d'un Federer décidé à investir le filet. Pour l'ancien joueur Arnaud Di Pasquale, inutile de trop cogiter: le salut passe par cette filière. «Il n'y pas de secret. Il faut monter au filet, l'agresser au maximum... puis espérer que ça passe»


«Ne pas lui donner de temps»


Un sentiment partagé par le coach d'Andy Roddick, l'expérimenté Larry Stefanki. «Pour rivaliser avec Nadal sur terre battue, il faut un grand attaquant, capable de faire de faire service et parfois retour volée afin de ne lui donner le temps de s'organiser», développe l'Américain pour le journal «El Pais». Stefanki ne manque pas de rappeler que seul l'Italien Adriano Panatta - un attaquant patenté - était parvenu à briser l'hégémonie de Bjorn Borg à Roland-Garros (en 1973 et 1976).


Problème, en dehors d'un Tsonga ou d'un Stepanek les grands serveurs-volleyeurs ne bousculent pas au portillon du Top 20. Federer sait évoluer dans ce registre, mais il rechigne à le faire sur terre. «Il n'y a qu'un joueur capable d'arriver à dérégler Nadal, c'est Roger», tranche pourtant Di Pasquale. On donnera moins de chances au premier adversaire livré à Nadal, le Brésilien Marcos Daniel, un défenseur dur au mal mais sans génie comme le trahit sa 96e place au classement ATP. Pour voir un audacieux mettre en pratique la théorie de Stefanki, il faudra encore prendre son mal en patience.