Le règlement de la FIA validé, Ferrari déboutée

F1 L'écurie italienne aurait dû user de son droit de veto selon le juge parisien...

A.P. avec Agence

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Le Brésilien Felipe Massa (Ferrari) a dominé la première séance d'essais libres du Grand Prix de France, huitième épreuve de la saison 2008 de Formule 1, vendredi sur le circuit de Nevers Magny-Cours, à Magny-Cours.
Le Brésilien Felipe Massa (Ferrari) a dominé la première séance d'essais libres du Grand Prix de France, huitième épreuve de la saison 2008 de Formule 1, vendredi sur le circuit de Nevers Magny-Cours, à Magny-Cours. — Bertrand Guay AFP

Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a débouté mercredi Ferrari et validé le règlement du Championnat du monde de Formule 1 pour 2010, établi par la Fédération internationale de l'automobile (FIA).

Saisi par la «Scuderia», le juge Jacques Gondran de Robert a rejeté ses demandes, estimant qu'étant membre du Conseil mondial du sport automobile (CSMA), l'organe délibérant de la FIA, elle aurait «pu y exercer utilement son droit de veto». Par ailleurs, il jugé «qu’il n'existe aucun dommage imminent qu'il conviendrait de prévenir ou un trouble manifestement illicite auquel il faudrait mettre un terme».

Ferrari demandait la suspension du règlement déposé fin avril par la FIA pour le Championnat 2010. L'écurie italienne était soutenue dans son combat par d'autres grandes écuries comme Renault, Toyota et Red Bull. Participante aux Championnats de F1 depuis sa création, en 1950, Ferrari a conclu en 2005 un accord avec la FIA, aux termes duquel, en contrepartie de son engagement de participer jusqu'en 2012 aux compétitions organisées par la FIA, elle avait conservé un droit de veto «portant sur tout nouveau règlement technique et sportif».

«La FIA nous a mis devant le fait accompli»

Mais, face au contexte de crise dans le sport automobile, la FIA a décidé de repenser les épreuves de la F1. La FIA prévoit notamment de plafonner à 45 millions d'euros le budget des écuries qui le souhaitent. En contrepartie, ces petites écuries auront le droit d'utiliser sur le circuit des avantages techniques, comme les ailerons ajustables et les moteurs aux régimes non limités, avantages qui resteront interdits aux grosses écuries, qui dépasseront le plafond. Ferrari, qui évalue l'avantage accordé aux petites équipes à «deux à trois secondes au tour», est outrée du procédé.

«La FIA nous a mis devant le fait accompli. Le budget annuel d'une équipe de pointe est de 400 à 500 millions d'euros. On est en train de parler d'une réduction des coûts de 80 à 90%. C'est tout simplement impossible», avait estimé mardi en audience le défenseur de Ferrari, Me Emmanuel Gaillard.

Une décision favorable à Ferrari se serait révélée catastrophique pour la FIA, qui espère attirer grâce à ce règlement de nouveaux compétiteurs (Lola, USF1, Prodrive ...) et assurer ainsi l'avenir de la discipline. Les inscriptions pour le prochain Championnat seront closes le 29 mai. Ferrari fera-t-elle partie des écuries inscrites? C’est la question qui taraude la F1.