Paris-Roubaix : Wout Van Aert à la fois frustré et heureux de finir deuxième
CYCLISME•Le cycliste belge, qui reprenait la compétition après avoir été touché par le Covid, a terminé sur le podium de l’enfer du Nord pour la première fois de sa carrièreFrançois Launay
L'essentiel
- Deuxième de Paris-Roubaix, le Belge a obtenu son meilleur classement sur la reine des classiques.
- Incertain jusqu’au bout après un Covid compliqué, le cycliste a montré qu’il était de retour.
- Même si la course lui laisse quelques regrets.
Encore raté. S’il a déjà un palmarès long comme le bras à 27 ans, Paris-Roubaix se refuse toujours à Wout Van Aert. Deuxième dimanche derrière le Néerlandais Dylan Van Baarle, le Belge a quand même obtenu son meilleur classement dans la reine des classiques. « Je ne suis absolument pas déçu de cette deuxième place. C’est une belle surprise de m’être senti aussi bien pendant la course. Je suis fier de ce podium », a assuré le cycliste à l’issue de la course.
Il faut dire que ce podium a une résonance particulière après des dernières semaines compliquées. Touchée par le Covid et obligé de renoncer au Tour des Flandres, la star du cyclisme belge, auteur d’un magnifique début de saison, a dû ronger son frein. Forfait la semaine dernière à l’Amstel Gold Race, Van Aert a hésité jusqu’au bout avant de prendre le départ de la course.
Des regrets dans le final
« Ça a été une décision collective avec mon équipe, mon entraîneur et le staff médical. Après le Covid, j’ai mis une semaine pour reprendre l’entraînement. Je me sentais très fatigué à chaque fin de séance mais il y a deux jours, j’ai senti que je récupérais mieux et que je n’avais pas trop perdu ma forme. C’était une bonne décision de prendre le départ de la course », reconnaît le champion.
Surtout qu’il n’a pas manqué grand-chose pour réussir le coup parfait et s’imposer à Roubaix. Mais Van Aert a joué de malchance en crevant et en devant changer son vélo à 35 bornes de l’arrivée. Et quand Van Baarle s’est échappé du groupe de favoris, il était trop tard.
« Il y a toujours des regrets après la course. Quand Dylan (Van Baarle) sort, tu sais qu’il est fort. Mais tu te dis aussi que Lampaert est fort, que Mathieu (Van der Poel) est fort. C’est difficile de prendre la meilleure décision. Sans la crevaison et le changement de vélo, j’aurais peut-être eu aussi plus d’énergie dans le final. Mais Dylan a fini avec près de deux minutes d’avance sur nous. Ça veut dire qu’il était le plus fort », admet sans ambages Van Aert.
Il sera dimanche sur Liège-Bastogne-Liège
Vainqueur du Het Nieuwsblaad et du GP E3 en mars, le Flamand aurait rêvé d’ajouter à son excellent début de saison le Tour des Flandres et/ou Paris-Roubaix, deux monuments qu’il n’a pas encore remportés.
Mais le Covid est passé par là au grand dam du champion qui s’alignera dimanche sur Liège-Bastogne-Liège. Avec l’envie de montrer qu’il est bel et bien de retour.



















