Ferrari veut régler ses comptes au tribunal

F1 Audience en référé mardi...

Avec agence

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Le Brésilien Felipe Massa (Ferrari) a dominé la première séance d'essais libres du Grand Prix de France, huitième épreuve de la saison 2008 de Formule 1, vendredi sur le circuit de Nevers Magny-Cours, à Magny-Cours.
Le Brésilien Felipe Massa (Ferrari) a dominé la première séance d'essais libres du Grand Prix de France, huitième épreuve de la saison 2008 de Formule 1, vendredi sur le circuit de Nevers Magny-Cours, à Magny-Cours. — Bertrand Guay AFP

Ferrari ne veut vraiment pas du nouveau règlement à deux vitesses de la FIA. La scuderia a donc saisi en référé le tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Le but: obtenir le blocage du règlement 2010 du Championnat du monde de Formule 1.

L'audience, qui a lieu à 16 heures, oppose la Scuderia, dont la légende a nourri la F1, et la FIA, qui régit ce sport. Entre les deux parties, habituellement proches, se trouve désormais le règlement du Championnat 2010, déposé par la FIA fin avril et que Ferrari, ainsi que d'autres ténors, comme Renault, Toyota et Red Bull rejettent.

«Il faut s'inscrire (ndlr: pour la saison 2010) du 22 au 29 mai et donc pour cela accepter le nouveau règlement. Or ce règlement n'est pas conforme aux engagements qui avaient été pris à l'égard de Ferrari. On n'a pas eu d'autre choix», avait expliqué à l'AFP Me Emmanuel Gaillard, l'un des avocats de Ferrari.

A deux vitesses

En cause, le plafonnement des budgets à 45 millions d'euros environ (salaires des pilotes et autres dépenses marketing exclues) pour les écuries le souhaitant qui, en contrepartie, disposeront d'avantages techniques indéniables, comme les ailerons ajustables et les moteurs aux régimes non limités.

L'idée pour la FIA est d'attirer dans une F1 moins dispendieuse de nouvelles équipes, qui seraient immédiatement compétitives. L'aileron ajustable aurait un impact chiffré à «une seconde et demie ou deux au tour» par le directeur technique de Williams, Patrick Head.

Menaces en l’air?

Les grosses équipes, qui s'appuient sur des budgets supérieurs à 250 millions d’euros, se disent incapables de réduire leur train de vie dans ces proportions. Ferrari assigne donc en référé la FIA, autorité organisant les GP de F1, qui a son siège à Paris, pour que soient suspendues toutes les modifications du règlement prévues à compter de la saison prochaine. Il ne s'agira pas d'un jugement sur le fond.

Une décision favorable à Ferrari serait catastrophique pour la FIA, qui espère attirer grâce à ce règlement de nouveaux compétiteurs (Lola, USF1, Prodrive ...). Dans le cas contraire et si la règle ne change pas, Ferrari, comme Renault, Red Bull et Toyota, ont déclaré qu'elles quitteraient la F1. Menaces en l’air?