FC Nantes : Pour racheter le club, Mickaël Landreau et le Collectif nantais vont lancer un crowdfunding

FOOTBALL Le Collectif nantais continue de plancher sur son projet de rachat du FC Nantes, et annonce le lancement d’une campagne de crowdfunding

Pierre-Alexandre Aubry
Mickaël Landreau et Philippe Plantive, dirigeant de Proginov.
Mickaël Landreau et Philippe Plantive, dirigeant de Proginov. — D.P. / 20 minutes
  • Le Collectif nantais est né en juin dernier. Il travaille sur un projet de rachat du FC Nantes et prépare l’après-Kita.
  • Mickaël Landreau est à l’origine du Collectif nantais, et souhaite y intégrer les supporteurs du FC Nantes.
  • Un crowdfunding est lancé ce lundi et permettra aux supporteurs d’être représentés au sein du CA du club.

Le projet de rachat du FC Nantes avance. Dans l’ombre depuis plus de six mois et la présentation du Collectif nantais à la presse, Mickaël Landreau et Philippe Plantive n’ont cessé de plancher sur ce dossier. Pour une alternative à Waldemar Kita, président du FCN depuis 2007. Après avoir exposé leur projet dans les grandes lignes en juin dernier, l’ancien de la Maison Jaune et le dirigeant de l’entreprise ligérienne Proginov annoncent le lancement d’une campagne de crowdfunding à partir du lundi 7 mars, à 14 h. Ils l’avaient annoncé, « les supporteurs sont presque à la genèse de ce projet ».

Les représentants du Collectif nantais sont d’ailleurs, en communication permanente avec les groupes de supporteurs des Jaune et Vert. Désormais, ces derniers peuvent devenir actionnaires d’un collège de financeurs, qui les représentera au sein du conseil d’administration du club. Chaque personne qui soutient ce projet de rachat du club peut participer à partir de 100 €. Un souhait fort de la part du Collectif nantais, qui entend démocratiser ce processus. Contacté par 20 Minutes, Mickaël Landreau estime que ce crowdfunding est « une étape importante. On continue d’avancer. »

Légitimer encore le projet

Un moyen également de lui donner encore un peu plus de poids, de le légitimer, dans l’optique d’une future discussion avec Waldemar Kita. « C’est quelque chose d’humain ce financement participatif. C’est un bien commun, un ancrage dans le territoire… », indique l’ancien portier de la Maison Jaune. « L’objectif, c’est de montrer que tout le monde peut participer. Cela fait aussi des mois que l’on travaille sur ce que veulent vivre toutes les parties prenantes autour du club. »

Une pétition lancée en soutien au projet avait, par ailleurs, récolté plus de 12.000 signatures à la suite de la première présentation du Collectif nantais. De grands noms du FC Nantes comme Devinaud, Da Rocha, Denoueix ou Ouedec figurent aussi parmi ces soutiens. Certains travaillent aujourd’hui à rendre concret cette volonté de reprise du club. Le Collectif nantais n’affiche pas d’objectif pour ce crowdfunding. Sa limite, elle, est légalement fixée à 8 millions d’euros. « Il y aura au sein du conseil d’administration du Collectif nantais, trois représentants du crowdfunding, avec des représentants selon les sommes versées dans le crowdfunding », explique Mickaël Landreau.

« Le jour où on estimera être suffisamment armés »

Aujourd’hui, la somme récoltée par le Collectif nantais auprès d’investisseurs avoisine les 7,5 millions d’euros. En parallèle, le Collectif nantais continue de plancher sur le projet qu’il souhaite mettre en place pour le club, tant d’un point de vue sportif que déontologique. Mickaël Landreau et Philippe Plantive (dont Proginov est sponsor du FCN) continuent aussi de tracter pour trouver un actionnaire majoritaire. Si leur souhait se tournait vers un entrepreneur local au départ, il semblerait que d’autres pistes soient étudiées. Mais pas question pour autant d’un projet « hors-sol » comme ce fut le cas, par exemple, à Bordeaux avec King Street, qui est parti depuis.

Avec le lancement de cette campagne de financement participatif, le collectif nantais passe un nouveau cap. En face, difficile encore de connaître la position de Waldemar Kita face à une éventuelle proposition de reprise. « Je ne suis pas parti. Je suis toujours là », avait-il lancé à la Beaujoire, au soir de la qualification des Canaris en finale de la Coupe de France. Vendeur ou pas, il recevra une offre de la part du Collectif nantais, dès lors que celle-ci sera respectable. « On ira le jour où on estimera être suffisamment armés pour discuter. Tout simplement. Mais il n’y a pas que l’argent, il y a aussi le jour où on sera prêts ».