E-sport : Le MHSC se lance dans la e-Ligue 1 « avec de réelles ambitions »

FIFA Le club montpelliérain a ouvert une section professionnelle de e-sport

Nicolas Bonzom
De gauche à droite : Farès, le coach Kwantwoo Williams et Rémi, la team MHSC E-sport.
De gauche à droite : Farès, le coach Kwantwoo Williams et Rémi, la team MHSC E-sport. — e-Ligue 1
  • Le MHSC a ouvert une section professionnelle de e-sport, le MHSC E-sport, pour participer, avec neuf autres clubs français, au championnat de e-Ligue 1.
  • Ce sont Farès et Rémi, 18 et 19 ans, deux joueurs déjà bien ancrés dans le monde du e-sport, qui ont été choisis pour être les représentants du MHSC E-sport.
  • Pour Olivier Nicollin, le patron du groupe Nicollin, c’était « dommage pour le club de passer à côté [de la e-Ligue 1]. Il vaut mieux être dedans que dehors ».

Au MHSC, on joue, aussi, avec les mains. Le club héraultais a ouvert une section e-sport professionnelle, en espérant briller en e-Ligue 1, qui sera lancée le 8 mars par la Ligue professionnelle de football (LFP). « On est très heureux et ravi », sourit Laurent Nicollin, le patron du MHSC, qui affrontera neuf autres clubs français dans ce championnat virtuel, diffusé sur la plate-forme Twitch.

Les talents de Be Genius, l’un des clubs de e-sport les plus en vue d’Occitanie, auront la lourde charge de représenter les couleurs orange et bleu sur « Fifa ». Le jeu qui a été choisi, sans surprise, pour être le support de cette compétition. « Pendant deux mois, il y aura une phase régulière, durant laquelle les dix clubs vont s’affronter les uns contre les autres, explique Geoffroy Lacour, le président de Be Genius. Et, à la fin, il y aura des play-off. Nous entrons dans cette compétition avec de réelles ambitions. »

« Ce sont des petits budgets, on est encore loin du foot »

Farès (Resaaf) et Rémi (Koalaboiteux), 18 et 19 ans, deux joueurs déjà bien ancrés dans le monde du e-sport, ont été choisis pour être les représentants du MHSC E-sport. Il s’agit d’un premier contrat professionnel pour ces deux pépites, salariées du club. Ils sont coachés par Kwantwoo Williams (BadWilliams).

« A propos du recrutement des joueurs, c’est une réflexion que l'on a eu dès le début. Est-ce qu’on se positionne avec des joueurs de la région ou est-ce qu’on va chercher la performance pour essayer de remporter cette ligue ? On a essayé d’aller vers les valeurs du MHSC, c'est-à-dire la performance, explique Geoffroy Lacour. On a recruté deux joueurs qui ne sont pas de la région, mais très proches. » Mais ils seront toutefois amenés à être « à 100 % sur Montpellier », confie le patron de Be Genius.

Le budget que le MHSC consacre à cette section sera de 100.000 à 120.000 € pour cette première saison. « Ce sont des petits budgets, on est encore loin du foot », note Olivier Nicollin, le patron du groupe Nicollin. Mais pour lui, il fallait en être. « On est un peu largué vis-à-vis de ces nouvelles choses, confie-t-il. Mais c’est intéressant de savoir ce qui se passe là-dedans. C’est une manière d’aller vers de nouveaux publics, de ne pas perdre le contact avec le jeune public, qui s’intéresserait plus à une console de jeux qu’à un match en direct. Il faut vivre avec son temps. » Pour Olivier Nicollin, c’était « dommage pour le club de passer à côté. Il vaut mieux être dedans que dehors ». Premier match pour le MHSC E-sport, le 9 mars, contre les Girondins de Bordeaux.