Chelsea-Losc : Le déplacement des supporters lillois à Londres est plus compliqué que prévu

FOOTBALL Entre le Covid-19 et le Brexit, pas simple pour les fans du Losc de faire le court déplacement jusqu’à Londres le 22 février pour le 8e de finale aller de Ligue des champions contre Chelsea

Alexis Lambalieu
Les supporters du Losc (illustration)
Les supporters du Losc (illustration) — LAURENT SANSON/SIPA
  • Le déplacement des supporters du Losc le 22 février à Londres pour le 8e de finale aller de Ligue des champions entre Chelsea et Lille n’est pas simple.
  • Entre le Covid et le Brexit, les formalités administratives et sanitaires sont plus complexes qu’avant.
  • Du coup, les supporters nordistes seront moins nombreux que prévu pour soutenir leur équipe.

Dans le monde d’avant, le court déplacement entre Lille et  Londres (1h30 en Eurostar) n’aurait pas posé problème aux supporters lillois souhaitant assister au 8e de finale aller de  Ligue des champions entre  Chelsea et le  Losc le 22 février. Trains, bateaux, voiture… l’accès à la capitale anglaise est normalement très facile depuis le Nord de la France. Mais entre le Covid-19 et le Brexit, beaucoup de choses ont changé en trois ans, date du dernier affrontement entre les deux équipes. Le voyage entre les deux pays s’est transformé en casse-tête à cause des contraintes administratives et sanitaires.

« Il y a deux problèmes qui freinent les supporters et qui vont faire qu’au lieu d’être 2.500, on va être entre 1.000 et 1.500. Le premier problème est le passeport. Tous les supporters n’en ont pas et ça coûte entre 80 et 90 euros. Le deuxième problème est la crise sanitaire avec le pass vaccinal et les tests qui s’enchaînent. C’est un coût supplémentaire au prix des places qui est déjà extrêmement élevé [70 euros] », confie François Stock, membre des Dogues du Net.

Même si depuis le 4 février, les personnes totalement vaccinées ne sont plus soumises à un test PCR sur place et avant le départ, elles doivent tout de même remplir le Passenger Locator Form pour attester d’un schéma vaccinal complet (deux doses, pas besoin de la dose de rappel).

Un test avant et après l’arrivée sur le territoire anglais sans schéma vaccinal complet

Dans le cas contraire, l’étape du coton-tige dans le nez reste obligatoire deux jours avant d’entrer sur le territoire anglais et deux jours après l’arrivée. De quoi démotiver certains supporters. « Habituellement on organise toujours un bus avec notre section et la Section Tourcoing Nord mais cette fois-ci avec les conditions sanitaires, on n’a pas voulu prendre le risque d’en organiser un avec l’aléa que représentent les tests PCR », poursuit François Stock. Résultat, un seul car prendra l’Eurostar chez les Dogues du Net.

Malgré ces conditions difficiles, l’entraide entre troupes de supporters est au rendez-vous. « L’immense majorité ne souhaite pas ou ne peut pas s’y rendre à cause des contraintes administratives et sanitaires. Notre section a décidé d’orienter les personnes souhaitant y aller vers les amis des autres sections », déclare le président des Dogues Pompons, Damien Fevrier.

Un pass vaccinal complet et un passeport valide. Tel est le prix à payer pour s’asseoir sur les sièges bleus de Chelsea. La tribune réservée aux visiteurs à Stamford Bridge risque donc d’être un peu dégarnie le 22 février. Reste à espérer que les supporters rouges et blancs se fassent entendre et récitent leurs plus beaux chants face aux quelque 40.000 fans des Blues. L’exploit est à ce prix.