Pour Pape Diouf, Santos aurait dû rester chez lui

FOOT Après l'interpellation du supporter marseillais...

R.S., avec agence

— 

Le procès de Santos Mirasierra, le supporteur marseillais qui risque huit ans de prison pour violence présumée envers des policiers lors du match Atletico Madrid-Olympique de Marseille du 1er octobre en Ligue des champions, a débuté mercredi à Madrid, a constaté l'AFP.
Le procès de Santos Mirasierra, le supporteur marseillais qui risque huit ans de prison pour violence présumée envers des policiers lors du match Atletico Madrid-Olympique de Marseille du 1er octobre en Ligue des champions, a débuté mercredi à Madrid, a constaté l'AFP. — Pierre-Philippe Marcou AFP

Pour le président marseillais, Santos Mirasierra aurait mieux fait de ne pas se déplacer à Lille, dimanche soir, où il a de nouveau été arrêté par la police après des incidents entre supporters. Pape Diouf a attendu la confirmation de certains éléments avant de commenter l'interpellation du représentant des Ultras marseillais, peu avant le coup d’envoi du match Lille-Marseille (1-2), et estimé que «la prudence aurait été qu'il ne se déplace pas».



Mirasierra, condamné en Espagne en 2008 pour des violences sur un policier en marge du match de Ligue des champions entre l'OM et l'Atletico Madrid, a été placé en garde à vue au commissariat central de Lille avec deux autres supporters marseillais, après une bagarre qui a fait au moins un blessé.

Lundi, sa garde à vue a été prolongée de 24h. Il pourrait être défferé mardi au parquet de Lille.


Libéré sous caution



«Santos est quelqu'un de reconnaissable. Il est mû par sa passion pour l'OM qui l'amène à se déplacer alors que la prudence aurait été pour lui de moins se déplacer parce qu'il peut être l'objet, ici ou là, de quelques provocations et le piège peut se refermer sur lui», analyse Pape Diouf.

Après sa condamnation pour avoir jeté une chaise sur un policier au stade Vicente-Calderon, Santos Mirasierra a bénéficié d'une mesure de remise en liberté sous caution à la suite de l'appel interjeté par son avocat.