Affaire Altrad : L’argentier du XV de France « rejette complètement » l’idée de corruption avec la complicité de Laporte

RUGBY Le rapport de synthèse de la BRDE révélé par L'Équipe évoque les possibles coup de pouces du patron de la Fédération en faveur du président de Montpellier

J.L. avec AFP
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Mohed Altrad, le patron du Montpellier Rugby.
Mohed Altrad, le patron du Montpellier Rugby. — Pascal GUYOT / AFP

Il ne voulait pas en parler, mais il en a parlé quand même. Invité de Sud Radio, Mohed Altrad, clairement mis en cause par les enquêteurs de la BRDE (Brigade de répression de la délinquance économique) dans les révélations de l'Equipe, et qui comparaîtra à son procès en septembre 2022 pour trafic d’influence et prise illégale d’intérêts en compagne de  Bernard Laporte, a brièvement évoqué l’affaire sans rentrer dans le détail.

Pour rappel, les deux hommes sont soupçonnés, entre autres choses, de s’être entendus en amont pour que le groupe AIA de Mohed Altrad​ devienne le sponsor maillot du XV de France en 2018 à un prix largement en dessous du marché, sans que les sponsors historiques des Bleus ne puissent s’aligner.

« Pas pour autant qu’il y a des choses impropres »

« Bernard Laporte est quelqu’un que j’apprécie, qui est effectivement devenu très proche, a reconnu le chef d’entreprise. Mais ce n’est pas pour autant qu’il y a derrière ça des choses qui seraient impropres et que je pratiquerais. Je rejette complètement (l’idée de corruption) et je ne peux pas vous dire pourquoi à ce stade, parce qu’il y a le secret de l’instruction. Mais il n'y a pas que l'accusation de corruption, il y a celle de trafic d’influence, corruption passive… Je ne souhaite pas vous dire beaucoup de choses là-dessus même si j’ai envie de dire des choses. »

Le président du club de Montpellier a également précisé qu’il n’entendait pas remettre en cause son contrat avec les Bleus, malgré la perspective du procès à l’automne : « Je suis le sponsor de l’équipe de France jusqu’après la prochaine Coupe du monde en 2023. Ce n’est pas remis en cause, il y a un contrat. Les soupçons de favoritisme ? On ne dit pas que j’en ai bénéficié, on dit “j’aurais bénéficié”. C’est toujours l’arme fatale des journalistes. On affirme quelque chose au conditionnel. Du coup, l’affirmation n’est pas une affirmation. »