Can 2022 : Le Cameroun s'en sort tout juste pour le match d'ouverture face au Burkina Faso

FOOTBALL Les Lions indomptables ont rétabli la situation grâce à un doublé sur penalty de Vincent Aboubakar (2-1)

Julien Laloye
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Vincent Aboubakar a guidé le Cameroun pour l'ouverture de la Can 2021.
Vincent Aboubakar a guidé le Cameroun pour l'ouverture de la Can 2021. — Kenzo Tribouillard / AFP

Ouverture réussie. Le Cameroun a commencé sa Coupe d’Afrique (CAN) à domicile en renversant le Burkina Faso (2-1), grâce à deux penalties de son capitaine, Vincent Aboubakar, mais s’est fait un peu peur, dimanche à Yaoundé. Les Lions Indomptables avaient suffisamment de marge sur les Étalons, diminués par le forfait de cinq joueurs touchés par le Covid tard l’avant-veille du match d’ouverture de la 33e CAN, mais ce fut juste !

Une bourde d’Onana pour commencer

Favori logique, pays organisateur et cinq fois vainqueur, le Cameroun n’a pas donné une leçon, il a notamment joué un début de match timoré. André Onana, notamment, n’a pas fait honneur à la tradition des immenses gardiens camerounais, Thomas Nkono, Joseph-Antoine Bell ou Idriss Kameni. Sa sortie manquée a laissé Gustavo Sangaré ouvrir le score (25e).

Mais les Burkinabés aussi ont commis des erreurs, sur deux penalties concédés en cinq minutes, un coup de hanche de Bertrand Traoré sur Frank Anguissa a offert le premier penalty au Cameroun, après correction de l’arbitrage vidéo, et un tacle non maîtrisé d’Issoufou Dayo qui a fauché le remuant latéral gauche Tolo Nouhou.



Aboubakar, le retour du héros de 2017

Le sang-froid de Vincent Aboubakar a fait rugir deux fois le stade d’Olembé : un penalty à gauche, un à droite​. Le capitaine avait marqué le but offrant la cinquième CAN au Cameroun en finale contre l’Égypte (2-1), en 2017. Le stade d’Olembé, où les ouvriers s’activaient encore pour les finitions à quelques heures du coup d’envoi, pouvait être soulagé à la pause.

Arrivés de longues minutes avant le coup d’envoi, les supporters avaient les encouragements qui les démangeaient. Ils ont pu célébrer Onana, qui s’est racheté en détournant un coup franc incurvé de Traoré (48e) et une frappe à bout portant d’Adama Guira (55e). L’essentiel pour le Cameroun était assuré.