« Tout donner »… Gros succès pour les préservatifs du Stade Rennais

90 MINUTES Le club a distribué 30.000 capotes à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida

Camille Allain
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Des préservatifs aux couleurs du Stade Rennais ont été distribués mercredi soir en marge de la rencontre face au LOSC.
Des préservatifs aux couleurs du Stade Rennais ont été distribués mercredi soir en marge de la rencontre face au LOSC. — Stade Rennais FC

« J’en ai chopé quatre. Ça devrait me tenir l’année ». A la sortie du Roazhon Park hier, les supporters rennais avaient perdu le match, mais pas leur humour. Leur équipe venait pourtant de concéder face au LOSC son premier revers après une série de treize matchs sans défaite. Une soirée au goût amer qui a été égayée par le joli coup de com’ réussi par le Stade Rennais à l’occasion de la distribution de préservatifs gratuits dans tout le Roazhon Park. La raison ? Le message apposé sur le carton d’emballage des capotes. « De la première à la dernière minute ! Tout donner ». En reprenant son slogan qui lui sert de hashtag #toutdonner, le club breton a fait rire ou sourire bon nombre de supporters, ouvrant la porte à de multiples métaphores plus ou moins habiles entre le football et l’acte charnel.

Sur les réseaux sociaux comme dans les tribunes, l’opération – une première pour le club – a été saluée par les supporters, amusés par ce slogan bien envoyé. Au point que certains et certaines souhaiteraient en acheter. « La pochette est collector », glisse un internaute. Au total, 30.000 préservatifs ont été produits aux couleurs des Rouge et Noir. La moitié a déjà trouvé preneur mercredi soir. Le reste « sera distribué dans les prochains jours », promet le club, qui n’a pas prévu d’en vendre dans sa boutique.

L’événement avait été mis sur pied par le club et Sidaction dans le cadre de la Journée mondiale de la lutte contre le sida. Organisée chaque 1er décembre, cette journée vise à sensibiliser la population au VIH. Un événement d’autant plus important que la pandémie mondiale de Covid-19 a des conséquences sur le dépistage de la maladie. Dans le monde, le dépistage du sida a globalement fléchi de 22 % depuis l’apparition du coronavirus, retardant le début des traitements dans la plupart des pays. L’Onusida chiffre à 7,7 millions le nombre de décès qui pourraient être liés au sida entre 2021 et 2030 si la couverture des services de prévention et des traitements restait aux niveaux de 2019.