Affaire Hamraoui : Sérieusement blessée, la joueuse du PSG a livré les détails de son agression

FOOTBALL FEMININ « L’Equipe » rapporte de nouveaux détails sur l’agression de Kheira Hamraoui, dont l’onde de choc continue à secouer le PSG

N.S.
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Kheira Hamraoui n'a toujours pas repris l'entraînement collectif. Illustration.
Kheira Hamraoui n'a toujours pas repris l'entraînement collectif. Illustration. — Tim Nwachukwu / Getty Images North America / Getty Images / AFP

Si l’identité des auteurs et des commanditaires de l’agression de Kheira Hamraoui reste à déterminer, le scénario de la soirée du 4 novembre s’éclaircit petit à petit. Ce mercredi, L’Equipe a donné des détails sur les blessures et les déclarations de la milieu de terrain du PSG, frappée à coups de barres de fer ce soir-là après 22h30 dans une rue de Chatou (Yvelines), alors qu’elle revenait d’un repas au restaurant organisé par son club.

L’internationale française de 31 ans, soignée à l’hôpital de Poissy, s’était vue prescrire six jours d’ITT après avoir souffert d’une plaie ouverte au-dessus d’un genou, de plusieurs hématomes sur la cuisse, le genou et un mollet, et s’être fait poser quatre points de suture : deux au tibia et deux sur la paume de la main.

« Il visait essentiellement mes jambes »

Alors qu’elle était ramenée chez elle par sa coéquipière Aminata Diallo, deux hommes cagoulés ont surgi devant la voiture, selon Hamraoui. L’un d’eux lui « a donné un premier coup dès les premiers instants de l’agression pour m’obliger à sortir de l’habitacle », a indiqué l’ancienne Barcelonaise.

« Je suis tombée sur la route puis sur le côté droit de la chaussée. Mon agresseur m’a frappée à l’aide d’une barre de fer à plusieurs reprises. J’ai vu qu’il visait essentiellement mes jambes et moi, j’essayais de me protéger avec mes mains. » Les deux agresseurs, qui ont insulté la joueuse et évoqué un « homme marié », selon son témoignage et celui de Diallo, ont ensuite pris la fuite.

Depuis les faits, Hamraoui a repris un entraînement individuel. Elle est suivie sur le plan psychologique et protégée par un service de sécurité institué par le PSG.