Agression de Kheira Hamraoui : Aminata Diallo « conteste formellement les accusations », le PSG veut reporter le choc contre l’OL

FOOT ET FAITS DIVERS Les contours de l’agression de la joueuse du PSG, dans la nuit du 4 au 5 novembre, restent flous

N.S. avec AFP
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Kheira Hamraoui et Aminata Diallo sous le maillot de l'équipe de France.
Kheira Hamraoui et Aminata Diallo sous le maillot de l'équipe de France. — Franck Fife et Paul Vernon / AFP

Jour après jour, l’affaire de l’agression de Kheira Hamraoui, dans la nuit du 4 au 5 novembre, connaît de nouveaux développements, mais les zones d’ombre restent toujours aussi nombreuses. Ce vendredi, Aminata Diallo, sa coéquipière au Paris Saint-Germain et en équipe de France a réagi via son avocat. Elle « conteste formellement les accusations », dont elle a fait l’objet.

« Aminata Diallo déplore la mise en scène parfaitement artificielle d’une rivalité entre elle et Kheira Hamraoui qui justifierait qu’elle s’en soit prise à sa coéquipière. Cette théorie ne correspond en rien à la véritable nature de leur relation », poursuit Mourad Battikh.

Hamraoui (31 ans) a été « rouée de coups sur les jambes avec une barre de fer » par deux hommes qui ont pris ensuite la fuite, selon la procureure de Versailles. Témoin de la scène, au retour d’un dîner organisé par le club, Diallo (26 ans) avait été interpellée mercredi puis placée en garde à vue, avant d’être relâchée jeudi soir sans qu’aucune charge ne soit retenue contre elle.

Entraînement à huis clos, sans les deux joueuses

« D’autres pistes bien plus sérieuses sont à ce jour envisagées par les enquêteurs n’impliquant nullement ma cliente », affirme son avocat. « Aminata Diallo regrette l’emballement médiatique qui l’a d’ores et déjà condamnée, sans fondement, et elle rappelle qu’elle n’hésitera pas à défendre ses droits en justice si nécessaire contre toute diffamation. »

Forcément, cette affaire a eu des répercussions sur le quotidien du PSG, qui doit disputer un match au sommet de D1 féminine dimanche à Lyon. Le club parisien, qui a annulé sa conférence de presse prévue ce vendredi, a demandé à la FFF d’étudier le report de la rencontre. Quant à Hamraoui et Diallo, elles ne se sont pas entraînées vendredi matin, lors d’une séance à huis clos à Bougival, dans les Yvelines, où un dispositif de sécurité avait été mis en place. Mises au repos, les deux milieux de terrain devaient rencontrer dans la journée Ulrich Ramé, le manager de la section féminine.

Un ami commun sorti de garde à vue jeudi

L’affaire connaît des ramifications à Lyon. La garde à vue d’un ami des deux joueuses, également interrogé dans le cadre de l’enquête, a aussi pris fin sans suite jeudi. « Il n’a absolument rien à voir avec cette agression. Il a expliqué qu’il connaissait effectivement les deux joueuses, et qu’il avait eu des contacts téléphoniques avec elles dans le passé, mais sans aucun rapport avec cette affaire », a indiqué son avocat Frédéric Lalliard.

Les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles sont remontés jusqu’à cet homme âgé de 34 ans en découvrant des communications émises par un téléphone localisé à proximité de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas, où cet homme est placé en détention provisoire depuis plus de neuf mois dans une affaire d’extorsion et de séquestration. « Il fréquente le milieu du foot depuis longtemps, il connaît plusieurs joueurs et joueuses, certains échanges avec les joueuses parisiennes remontaient à plus de six mois », confirme Frédéric Lalliard.