France – Belgique : Pour Roberto Martinez, « le paramètre émotionnel a été trop grand » en 2e mi-temps

LIGUE DES NATIONS Pour Roberto Martinez, la Belgique a cédé en deuxième mi-temps contre l’Equipe de France (3-2) à cause des « émotions »

Adrien Max
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Roberto Martinez
Roberto Martinez — Shutterstock/SIPA
  • Après avoir mené 2-0 à la mi-temps, les Belges se sont finalement inclinés 3 buts à 2 en demi-finale de Ligue des Nations jeudi soir.
  • Pour le sélectionneur Roberto Martinez, la seconde mi-temps qui a vu la France renverser les Diables Rouges, « s’est jouée sur les émotions ».

Nouveau réveil difficile pour les Diables Rouges après être passé à côté d’une revanche tant attendue contre l'Equipe de France, jeudi soir en demi-finale de Ligue des Nations après leur défaite 3-2. On pensait qu’ils avaient plié l’affaire en marquant deux buts en deux minutes par Carrasco (38e), puis Lukaku, une nouvelle fois énorme (40e), pour mener tranquillement 2-0 à la pause. « Il faut qu’on se concentre sur notre première mi-temps, on a gardé la tête froide, on a compris comment marquer contre la France », analysait après coup le sélectionneur belge Roberto Martinez.

Mais grâce à un retour de vestiaires salvateurs après un petit coup de motivation de Didier Deschamps, les Bleus ont renversé la situation en moins de 10 minutes. D’abord par Benzema, sur un service de Mbappé (62e), puis grâce à un penalty accordé pour une faute sur Griezmann, transformé avec panache par Mbappé (70e). « En seconde période, on a peut-être été trop émotifs, on a peut-être pensé trop vite à la finale au lieu de se concentrer sur les actions », a avancé le sélectionneur des Diables Rouges.

« On a arrêté de jouer »

Non content d’avoir égalisé, les hommes de Didier Deschamps ont tout donné dans le dernier quart d’heure pour arracher la victoire, sur une frappe rageuse de Théo Hernandez (90+2). « C’est une grande déception pour nous. On aurait dû revenir en seconde comme on avait joué en première période. Je pense que la qualité, elle s’est vue. Mais la seconde s’est jouée sur les émotions. On a arrêté de jouer, on sentait, je pense, une responsabilité vis-à-vis de nos supporters. Nos joueurs voulaient remporter ce match de manière désespérée. Le paramètre émotionnel a été trop grand », a jugé Roberto Martinez.

Les Belges auront l’occasion d’effacer cette déception contre les champions d’Europe italiens dès dimanche. « On ne peut pas dire qu’il n’y avait pas de qualité. Il faut applaudir notre prestation, notre envie. C’est dur pour nous aujourd’hui, mais dans douze mois, ce sera le moment de montrer qu’on est résilient, qu’on peut grandir, rebondir de cette expérience cruelle. Un autre match [dimanche] sera l’opportunité pour les joueurs de montrer ce qu’ils valent », espère le catalan. Mais une nouvelle défaite ferait très mal à un peu plus d’un an de la Coupe du monde au Qatar.