Stade Rennais-Reims : « Le pire match et de loin » de Genesio depuis son arrivée à Rennes
FOOTBALL•Les Bretons ont livré une prestation catastrophique ce dimanche, s’inclinant 2-0 face au Stade de ReimsCamille Allain
L'essentiel
- Le Stade Rennais a été battu par le Stade de Reims ce dimanche (2-0) et n’a pris que cinq points en cinq matchs.
- Les Bretons ont livré une prestation catastrophique, que le coach Bruno Genesio juge comme « la pire et de loin » depuis son arrivée en mars.
- Les Rennais devront vite se remobiliser avec la réception de Tottenham jeudi en Ligue Europa Conférence.
Au Roazhon Park.
Depuis combien de temps le Stade Rennais n’avait pas joué aussi mal ? Depuis bien longtemps. Ce dimanche, les hommes de Bruno Genesio ont livré une abominable prestation sur leur pelouse, s’inclinant 2-0 face à Reims, qui n’avait plus gagné depuis le mois de mars et une victoire face à Dijon. A quelques jours de la réception de Tottenham, la piètre prestation n’a échappé à personne. Ni au public, qui a même sifflé ses joueurs, ni à son entraîneur, ni à son gardien. En conférence de presse, Bruno Genesio et Romain Salin n’ont pas mâché leurs mots pour qualifier la bouillie de football que les Rennais ont servie. Morceaux choisis.
« Vous pouvez y aller, j’ai mon gilet pare-balles ». A son arrivée en salle de presse, Romain Salin savait qu’il serait sur le gril. Après la purge, l’habituel gardien remplaçant de 37 ans n’a pas déçu. « On a vu une équipe qui n’avait pas de résilience. C’était fade, sans personnalité. On a tous vu à la 77e que le match était terminé. Regardez les duels, c’était les Rennais qui étaient par terre. Ils nous ont marché dessus ». Arrivé en mars à la tête de l’équipe, Bruno Genesio ne s’est pas caché non plus. Était-ce son pire match depuis sa nomination ? « Oui, le pire, et de loin », résumait Pep Genesio après la rencontre.
En titularisant Gaëtan Laborde et Martin Terrier en soutien de Serhou Guirassy, le coach rouge et noir avait pris un risque. Il n’a pas payé. « On n’a rien vu, défensivement, offensivement. On s’est créé très très peu d’occasions. J’ai limite honte vis-à-vis de notre public. Je sais quel sacrifice cela représente pour eux de venir au stade deux fois en une semaine. Il faut digérer ça et dès demain on réglera ça entre nous. On viendra au stade pour s’expliquer. Peut-être que je n’emploie pas les bons mots. Il va falloir soigner ce mal très vite », a reconnu l’entraîneur. Après avoir sorti le carnet de chèques pendant le mercato estival, le club breton n’a pas réussi à s’acheter un plan de jeu. Après cinq matchs de Ligue 1 et seulement cinq points pris, le collectif breton ne dégage rien. Et ça en devient inquiétant.
« Je ne pensais pas qu’on pourrait descendre aussi bas »
L’habituelle journée de repos du lundi se transformera en grand déballage après une trêve internationale où de nombreux joueurs avaient quitté la Piverdière et une deuxième défaite consécutive. « Cette semaine, j’avais un ressenti. Mais je ne pensais qu’on pourrait descendre aussi bas », a reconnu l’ancien coach de l’OL. Sans se cacher. « Le premier responsable, c’est moi. On va trouver les solutions pour afficher un autre visage. Et je ne parle même pas de la défaite, je parle des attitudes. On affichera un autre visage dès jeudi, je vous le promets », a fait savoir Genesio.
Avec un effectif toujours très jeune, Rennes inquiète par son manque de personnalité. Mais aussi par son absence de schéma collectif. « Tout le monde sait ce qu’il a à faire », ferme Romain Salin. « Mais je vais mettre les pieds dans le plat. Les jeunes je les protégerai toujours. Mais il faut qu’ils se lâchent. Je leur dis : "allez-y, mordez !. La Ligue 1 ça se mérite". La jeunesse, c’est la folie. Il faut qu’on envoie ce message à nos jeunes. Il faut qu’on retrouve notre ADN ».
Le Stade Rennais et son mercato XXL aura l’occasion de le montrer dès jeudi pour une première rencontre hyper relevée de Ligue Europa Conférence face à Tottenham. Le mastodonte anglais, battu 3-0 samedi, se dresse déjà sur le chemin des Bretons. Ce sera un autre calibre que ce Stade de Reims, pourtant redoutable ce dimanche, mais qui n’affiche pas les mêmes arguments que l’équipe londonienne. « Un accident ? Ça peut arriver. On a déjà montré qu’on était capables de réagir. On verra notre capacité de réaction dès jeudi. C’est ce qui pouvait nous arriver de mieux », résume Genesio.


















