JO 2021 - Boxe : Le TAS rejette le recours du Français Mourad Aliev après sa disqualification

JEUX OLYMPIQUES Le Français avait notamment refusé de quitter le ring après ce qu’il considère comme une injustice

C.C.
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Le Français Mourad Aliev.
Le Français Mourad Aliev. — THEMBA HADEBE / POOL / AFP

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté ce mardi la demande du boxeur français Mourad Aliev, qui contestait sa disqualification lors d’un combat chez les +91 kg aux JO de Tokyo, a annoncé le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Le CNOSF et la fédération ont de nouveau assuré Aliev « de leur soutien » et le comité olympique a ajouté qu’il soutiendrait « la mise en place de l’assistance vidéo sur les combats de boxe » dans la perspective des JO-2024 à Paris.

Seul Français encore en lice dans ce tournoi olympique de boxe, Mourad Aliev avait été disqualifié pour un coup de tête porté à son adversaire, le Britannique Frazer Clarke, ce que le boxeur avait vécu comme une injustice. Incrédule et en colère, Aliev, qui semblait dominer le combat après un premier round donné gagnant trois juges à deux, avait ensuite tourné en rond sur le ring, allant voir son adversaire pour lui dire « c’est moi qui ai gagné ».

Il « a agi de manière irrespectueuse envers l’arbitre »

Durant le combat, Clarke a dû se faire soigner par deux fois l’arcade sourcilière gauche, et c’est après le deuxième soin que l’arbitre, regroupant les boxeurs, a signifié sa décision de disqualifier le Français. Après l’officialisation du résultat par le speaker, le Français a ensuite fait le signe « non » avec ses doigts devant les caméras, et est resté assis sur le bord du ring plusieurs minutes après la décision, refusant de bouger.

Mais lundi, le directeur de la cellule chargée d’organiser le tournoi au sein du CIO avait confirmé son élimination, sanctionnant non plus le coup de tête, mais son « comportement antisportif » une fois la disqualification prononcée. Le Français « a agi de manière irrespectueuse envers l’arbitre », « fait usage de grossièretés à travers des gestes clairs », frappé une caméra et « créé une atmosphère très tendue », avait énuméré l’Australien Wayne Rose.