Lilian Thuram: «Créer un engouement populaire»

FOOT Porte-drapeau de la candidature française à l’organisation de l'Euro 2016, le nouveau membre de la FFF a répondu aux questions de 20minutes.fr...

Propos recueillis apr Pierre Koetschet

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Lilian Thuram, qui était sur le point de s'engager avec le Paris SG, a finalement dû renoncer en raison d'une "malformation cardiaque" détectée lors de la visite médicale: un coup dur pour le joueur qui saura dans un mois s'il pourra continuer à jouer au football.
Lilian Thuram, qui était sur le point de s'engager avec le Paris SG, a finalement dû renoncer en raison d'une "malformation cardiaque" détectée lors de la visite médicale: un coup dur pour le joueur qui saura dans un mois s'il pourra continuer à jouer au football. — Franck Fife AFP/Archives
 Lilian, quel est votre rôle au sein de la candidature française? Ambassadeur? Coordinateur?
 
L’idée, c’est de pouvoir mettre en place un noyau dur de quelques joueurs et faire comprendre à la population française l’importance de l’organisation d’un championnat d’Europe à la maison, et créer un engouement populaire.
 
Qui seront ces joueurs? Champion du monde 98? Champion d'Europe 84? Tout est ouvert?

Tout est ouvert! Sincèrement, je ne sais pas encore. Ce serait bien de faire appel à des anciens joueurs pour montrer que cet élan est celui de tout le football.
 
C’est quelque chose qui vous tenait à cœur?

C’est d’abord une surprise! Le président Escalettes me l’a demandé, et je le fais avec grand plaisir, bien sûr. Le football permet de créer des liens très forts surtout sur les grands événements comme la Coupe du monde ou l’Euro, et j’espère que l’on aura la chance de vivre quelque chose comme cela à nouveau.
 
Pensez-vous que la population française a besoin d'être convaincue?

Oui, on en a toujours besoin. 2016, ça paraît très loin. Il y a donc un travail à faire pour susciter l’engouement. La différence se fera  sur des petits détails, comme la vision que les gens de l’UEFA pourraient avoir de l'engouement populaire de chaque pays.

C’est le moment de le faire par rapport à la crise, à la création d’emplois?

Oui, faire des stades qui créent des emplois, c’est très important. Le football a cette faculté de créer des liens, de créer de la joie et de pouvoir se projeter en disant oui, on espère tous avoir l’Euro en 2016. Les différentes compétitions que nous avons organisé, ce sont d’excellents souvenirs. Quand je repense à 1984, c’était fantastique.