PSG - Manchester City : Mais bordel de bon sang, c'était quoi ce mur en YMCA sur le but de Mahrez?

FOOTBALL Le mur des Parisiens était scandaleux sur le but du 2-1 pour Manchester City

William Pereira

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Sur une échelle de 9,999 à 10, à quel point cette image est proche de la faute professionnelle?
Sur une échelle de 9,999 à 10, à quel point cette image est proche de la faute professionnelle? — Dave Winter/BPI/Shutterstock/SIPA

Qui a dit que le Brésil avait cessé d’influencer le monde du football ? Non contents d’avoir glané cinq Coupes du monde et sorti un millier de magnifiques joueurs, les Brésiliens ont plus ou moins inventé il y a une dizaine d’années une pratique devenue aussi fréquente qu’insupportable sur nos terrains, comme le disaient très justement nos confrères de So Foot : le mec allongé derrière le mur sur coup franc. Une technique esthétiquement immonde puisqu’elle réduit le joueur au rang de carpe pêchée l’avant-veille au lac Daumesnil pour une efficacité contestable bien qu’a priori dissuasive. Marco Verratti, aux premières loges pour voir le coup franc de Riyad Mahrez rentrer dans la cage de Keylor Navas lors de PSG-City mercredi soir, en est la preuve absolue, cette stratégie est nase. Surtout si le mur est aussi lamentablement monté qu’un meuble Ikea par un enfant de 7 ans bourré au panaché. Admirons ensemble le bazar.

Bah bravo Morray
Bah bravo Morray - Twitter

L’international algérien parle de chance sur son but, mais les images ne montrent ni plus ni moins que l’œuvre de la sélection naturelle. Quelle immondice que ce mur gruyère. A quoi ça sert de poser un gars par terre si c’est pour danser le YMCA au-dessus de sa tête ? Sur le ralenti de l’action, qui nous donne envie de péter des murs comme le collègue Aymeric, on se rend compte que le ballon passe en toute décontraction entre Paredes et Kimpembe. Comment est-il possible qu’un mur aussi mal bâti voie le jour à ce niveau, qui plus est sur un coup franc tiré dans une zone aussi dangereuse ?

Bon mur, mode d’emploi

- On se protège le menton et les parties, instinct de survie oblige

- On ne respecte pas les gestes barrière, au contraire, on se fait des gros câlins

- On a le choix entre : sauter, se mettre sur la pointe des pieds, ou rester debout

- On ne se dérobe pas. S’il faut prendre un pétard de CR7 dans les côtes, on n’hésite pas à laisser sa peau au combat (un peu en contradiction avec le premier point, certes).

Autant de principes de base que n’importe quel pratiquant du sport roi connaît dès lors qu’il a joué en club ou s’est amusé à former un mur pendant une partie entre potes, dont on se demande aujourd’hui s’ils sont répétés à l’entraînement. Les grands mannequins jaunes utilisés pour travailler les coups-francs offensifs auraient-ils mis les vrais murs au chômage ? Si c’est le cas, il est urgent de remettre de remettre de l’ordre dans tout ça et revenir aux fondamentaux.