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Yoka n'a pas tremblé face à Djeko malgré le buzz de la pesée

« C'est la boxe qui est comme ça », Yoka n'a pas tremblé malgré le buzz de la pesée

LA CONQUETELe champion olympique de RIo a remporté son dixième combat juste avant la limite contre un adversaire qui l'avait provoqué la veille
Julien Laloye

J.L.

Un K.O juste avant la limite pour laver l’affront d’une pesée bien chambreuse de la part du belge Tambwe Djeko. Tony Yoka ne s’est pas laissé déstabiliser pour s’offrir sa première ceinture, certes mineure (le titre de l'Union européenne), mais qui valide une progression certaine au fil des combats. Yoka, invaincu en dix sorties chez les pros désormais, s’est imposé par KO lors du douzième et dernier round après une série de droites et un dernier uppercut qui ont assommé le Belge à un minute trente de la fin.

« Ça a chambré à la pesée, mais c’est la boxe qui est comme ça »

« C’était mon dixième combat, mon premier 12 rounds, je savais que c’était un adversaire contre lequel il fallait employer une tactique différente, avancer, le chasser, le cadrer, a expliqué le champion olympique 2016 de Rio au micro de Canal +. Ça m’a permis de travailler des choses, parce que je veux être le plus complet possible. Au final, c’est une victoire avant la limite et une belle ceinture ».

Yoka n’était pas dupe la veille, lorsque son adversaire a tenté de le marquer mentalement en lui mettant une claque à la pesée devant sa famille. « Ça a chambré hier à la pesée, maintenant c’est la boxe qui est comme ça, il y a toujours eu cette adrénaline. Ce petit buzz, ce n’était pas fait exprès du tout, les esprits se sont chauffés, mais on s’est calmés, et le plus important c’était de répondre présent sur le ring. »

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Surtout, le Français valide une véritable progression physique, une pierre de plus à l’édifice qu’il se construit petit à petit : « Si on regarde ces dernières années, il y a pas mal de combats en poids-lourds qui sont allés à la décision, ou alors qui sont allés loin dans les rounds. Il faut être prêt à faire 12 rounds et pas seulement se dire qu’on va le descendre en quatre ou cinq, parce que si on n’a pas la caisse après c’est compliqué ».