Vendée Globe : Dalin toujours en tête… Un finish de maboule… Le journal de la course

VOILE Charlie Dalin est attendu aux Sables d'Olonne mercredi en début de soirée 

A.L.G. avec AFP

— 

Le skippeur Charlie Dalin.
Le skippeur Charlie Dalin. — AFP

Le journal du mercredi 27 janvier

On en aura eu pour notre argent… A 12 heures de l’arrivée du Vendée Globe, impossible de savoir qui sera le vainqueur parmi le groupe de cinq bateaux qui mène la course vers les Sables-d’Olonne dans un sprint au suspense inédit, accentué par les compensations dont bénéficient ceux qui se sont déroutés pour sauver Kévin Escoffier en début de course.

Le classement à 9h

1) Charlie Dalin, à 185 milles de l’arrivée

2) Louis Burton, à 61 nm du leader

3) Boris Herrmann, à 72 nm du leader

4) Thomas Ruyant, à 155 nm du leader

5) Yannick Bestaven, à 183 nm du leader

Dalin toujours devant

« Ça fait tellement longtemps que je suis en mer que j’ai oublié que la vie à terre existait vraiment, ma norme c’est d’être sur Apivia, c’est d’être sur mon bateau et j’arrive pas du tout, mais alors pas du tout à me dire que l’arrivée est imminente », a expliqué mardi Charlie Dalin qui est en tête après 79 jours et devrait arriver en début de soirée mercredi. Derrière lui, Louis Burton (Bureau Vallée 2) et Boris Herrmann (SeaExplorer – Yacht Club de Monaco) devraient arriver dans la soirée de mercredi, tandis que Thomas Ruyant (LinkedOut) est attendu en début de nuit, suivi de Yannick Bestaven en milieu de nuit/début de matinée.

♫ Le suivant sera le premier, dans cette réalité ♬

Mais comme nous vous l'avons déjà expliqué, le premier qui passera la ligne d’arrivée pourrait ne pas être le vainqueur, car deux marins dans le groupe de tête bénéficient d’une compensation horaire pour avoir aidé aux recherches lors du naufrage de Kevin Escoffier : il s’agit de l’Allemand Boris Herrmann, actuellement en troisième position à 72 milles nautiques (152 km) derrière Charlie Dalin et qui a une compensation de 6 heures, et Yannick Bestaven (266 milles/493 km derrière le leader) avec une compensation de 10 heures et 15 minutes. « Je sais que ça va se jouer à quelques heures ou quelques minutes près tout ça, donc pour n’avoir rien à regretter après la ligne d’arrivée franchie, je vais tout donner jusqu’au bout », a expliqué à l’AFP Yannick Bestaven.

Un finish historique

Pour retrouver un pareil suspense, il faut remonter à l’édition 2012-2013 lorsque Armel Le Cléac’h était arrivé seulement trois heures et 17 minutes après le vainqueur François Gabart, mais lors de cette édition-là, les bateaux suivants avaient rejoint le port respectivement deux jours, huit jours et neuf jours après le duo de tête. « C’est carrément inédit, comment imaginer d’être sur un plateau de compétiteurs aussi serré après un tour du monde sans escale et sans assistance. C’est incroyable. C’est la première fois qu’on voit ça. Tant mieux, ça prouve que le sport est à sa place. Il y a de la compétition et c’est ça qu’il faut retenir, on est incapable de donner le podium. Donc ça veut dire que le niveau est excellent », a souligné le directeur de course Jacques Caraës.

Une arrivée « un peu triste »

Malgré un courrier envoyé à Emmanuel Macron​, le maire des Sables-d’Olonne, Yannick Moreau, n’a finalement pu obtenir de la préfecture que l’autorisation pour que des bénévoles du Vendée Globe forment une haie d’honneur pour les skippers qui arriveront entre mercredi et vendredi soir. Pour le reste, avec le couvre-feu en vigueur, l’arrivée se fera à huis clos.

« Cette haie d’honneur sera composée de 300 bénévoles, qui seront chacun masqué, placés à quatre mètres les uns des autres, le long du chenal de manière à pouvoir apporter un peu d’humanité, de chaleur, et de ferveur à l’arrivée des skippers du Vendée Globe et éviter qu’ils rentrent dans un port désert, l’hiver, dans le silence sanitaire de la France d’aujourd’hui », a précisé Yannick Moreau.